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La fin de l'année scolaire approche dangereusement alors que nous ne sommes qu'au début de la civile. L'administratif flirte avec les divers dossiers et soutenances à préparer. Le stage pèse sur nos esprits également, tel un couperet. Nos soirées sont rythmées par les emails et autres sms qui, bien que nécessaires, s'additionnent de manière inquiétante. Certains foutent la pression, d'autres la subissent. Et au milieu se trouvent ceux qui ne s’inquiéteront jamais. À quoi bon ? La théorie acquise est à mettre en pratique en ajoutant nos idées soit disant originales. Finalement, toutes nos présentations se ressemblent, toutes plus scolaires les unes que les autres. Si seulement nous étions américains... ou simplement si seulement nous osions ! Alors que la totalité de nos projets nécessite une connexion internet, c'est forcément à ce moment que je n'en ai plus. Normal. Je remercie d'ailleurs Pierre pour les quelques minutes par jour, ce n'est certes pas grand chose pour vous mais tellement pour moi. De même, merci la personne qui a donné les identifiants à la personne qui les a donnés à Julien. Je jongle entre SFR et Free. Vivement que la ligne soit rétablie ! Les distractions parisiennes me susurrent à l'oreille un « viens » langoureux. Qu'il est difficile d'être sérieux. Les nuits raccourcissent, les cernes apparaissent puis se développent puis s'installent définitivement. L'ordinateur, dès qu'il commence à fatiguer, se fait insulter. Amusant comme nous ne nous rendons pas compte des bons services qu'il nous a rendu jusque là sans souci. Mais nous n'avons pas le temps d'y penser... Les cours apparaissent tels des moments de détente dans notre emploi du temps ponctué de-ci de-là de réunions à la BU (Bibliothèque Universitaire pour les ignorants (dans le sens premier du terme, pas le sens péjoratif)). La bonne humeur est de rigueur et c'est tant mieux. On s'attache aux autres, peut-être par peur de finir seul(e), assurément par affinités. On s'amuse, on discute, on se découvre sans nous rendre compte que nous sommes déjà plus proches de la fin que du début. Les mois passés ensembles furent bons, je m'en réjouis. Pourvu que les contacts se maintiennent. L'évidence veut que, avec une moyenne d'un signe de vie par an, nous gardions un semblant de relation. C'est là que nous nous rendrons compte de ce que nous représentons pour les autres : une connaissance ou un ami ? Mais me revoilà loin dans mes pensées habituelles. Mr Sérieux s'inquiète. En raison de ma faiblesse, je me remets à travailler de suite. L'allemand m'attend. Morphée, je te veux mais ne peux. À plus tard.

 

 

22-02-12

 

 

 

C'est parti mon petit

Même si l'envie n'est pas,

Si la peur du trépas

Te fait haïr la vie.

C'est parti pour la jungle.

Tu n'as que trop peu d'armes

Pour éviter les larmes,

Que les autres ne te tringlent.

C'est parti pour de bon.

Tu vas trimer longtemps

Et te casser les dents

Pour gagner deux trois ronds.

C'est parti, que veux-tu.

T'as des droits, des devoirs.

Il faut manger puis boire

Et ne pas être têtu.

C'est parti pour la course

Aux raccourcis mortels.

Le but : atteindre le ciel

En partant de la source.

C'est parti, c'est un fait.

C'est à force d'expériences,

De constats, de croyances

Que tu es qui tu es.

C'est parti, c'est ti-par,

À toi de continuer

Pour ne pas t'ennuyer,

Ne pas en avoir marre !

C'est parti mon petit

Te dis-je d'un ton rieur

Avant que, voyageur,

Je rejoigne l'inifini...

 

 

14-02-12

 

 

La solitude est ce que je crains le plus. Imagine. Je ne te connais pas. Isolé dans ce monde, seul avec moi-même, je ne pourrais être celui que je suis aujourd'hui. Je dois partager ce que je vis, ce que je pense, ce que j'espère, ce que je crains, pour me sentir bien. À quoi bon vivre s'il n'y a personne d'autre ? Je veux éprouver de la haine, de l'amour et de l'amitié envers quelqu'un. Ne pas rester dans mon coin à m'imaginer des choses irréelles. La schizophrénie n'attend rien d'autre. Je suis pour que les rêves subsistent à condition de t'y voir dedans. Si tu n'étais pas, à qui penserais-je ? Si tu n'étais pas, à qui me mesurerais-je ? Si tu n'étais pas, pourquoi serais-je ? Mes rires ne deviendraient que de doux souvenirs me faisant plus de mal que de bien. La vie n'est rien quand on n'a pas quelqu'un. Dans le gouffre de l'ennui je ne veux pas tomber et m'écorcher les genoux, les bras. Je ne suis pas assez fort. J'ai tellement de douceur à transmettre qu'il serait dommage que tu n'en profites pas. Mais peut-être ai-je tort. La folie me guette mais grâce à toi je tiens la barre. La tristesse me frôlait mais grâce à toi bien souvent je me marre. Je ne pense que très rarement aux fondements de notre relation car sa place est dans mon quotidien. Qu'ai-je fait pour la mériter ? Que fais-je pour la faire perdurer ? Je joue avec la chance mais les vents tournent et je ne suis pas sûr d'être assez lourd pour rester sur la terre ferme. Je croise les doigts et touche du bois, car tu l'as bien compris, la solitude est ce que je crains le plus.

 

 

26-01-12

 

 

Mais où se trouvent les gens souriants ?

Cela commence dans le miroir,

Pendant les infos à l'écran

Puis dans le métro, dans les gares,

Allant des enfants aux parents,

Qu'il soit tôt comme lorsqu'il est tard,

Les riches et ceux qui manquent d'argent,

C'est sûr les sourires se font rares !

 

Pour le ciel trop souvent trop gris,

Pour une raison qu'on ne sait plus,

Pour la fatigue et pour l'ennui,

Encore pour une histoire de cul,

Pour la vie des autres qu'on envie,

Pour tout ce que l'on a perdu,

Pour des motifs à l'infini

On fait la tête aux inconnus.

 

Un jour où l'on a bonne humeur,

Autant le dire un jour étrange,

Où la joie nous emplit le coeur,

Où tout va bien, rien ne dérange,

D'aller dehors on fait l'erreur
Et même si les rires nous démangent,

Face aux autres et à leurs malheurs

Nos beaux sourires en pleurs se changent.

 

 

 

13-01-12

 

 

 

Ils se plaignent comme jamais

D'être toujours surbookés

Mais quand bien même c'est vrai

Ils font rien pour changer.

Nous le temps on le prend

Avant que lui nous prenne.

Sans attendre on apprend

À vider nos vies pleines.

Pas le choix, faut en faire,

Se fixer des limites.

Tout accepter, se taire,

Devrait être illicite.

Ne rien dire sans agir,

Pas gémir pour la forme.

Se mettre à réfléchir

Si c'est être dans la norme.

Les gens sont des moutons.

Être loup ou berger

Est la seule solution

Pour ne pas disjoncter.

 

 

 

08-01-12

 

 

 

Comme d'habitude, je voulais allonger ce texte. N'ayant ni le temps ni l'inspiration, ce ne fut pas le cas. Néanmoins, je trouve que les 20 vers se suivent logiquement et se suffisent à eux-mêmes. À vous de me dire si vous pensez de même ou non. Bonne soirée et à bientôt.

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