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J'ai peur des sentiments.
J'ai peur de me mentir.
J'ai peur d'être un enfant.
J'ai peur de trop vieillir.
J'ai peur mais s'il te plait
Viens donc m'aider un peu.
Je me cache en jeune sombre.
Je me cache en mec triste.
Je me cache dans mon ombre.
Je me cache sur la piste.
Je me cache, s'il te plait
Viens donc m'aider un peu.
Je suis seul dans mon lit.
Je suis seul dans mes rêves.
Je suis seul jusqu'ici.
Je suis seul dans cette trêve.
Je suis seul, s'il te plait
Viens donc m'aider un peu.
Je pleure de mes conneries.
Je pleure en écrivant.
Je pleure même quand je ris.
Je pleure, c'est décevant.
Je pleure mais s'il te plait
Viens donc m'aider un peu.
S'il te plait.
Viens donc m'aider un peu.
S'il te plait.
Viens donc m'aimer un peu.
S'il te plait.
[17/11/09]
Que c'est triste. WacsiM, ça ne va pas ? Tu sais, la vie est belle sous cette couche de haine et d'horreur que l'on voit à la télé, dans les journaux, sur internet, à la radio, dans la rue, dans sa tête ... tu sais, tu n'es pas le seul seul. Nous aussi nous le sommes mais nous faisons comme si nous ne l'étions pas. Tu crois sincèrement nos sourires, nos éclats de rire ? Non, n'y crois rien de tout cela. Lorsque tu verras nos soupirs, là tu comprendras. Non mais quand même, la vie est belle. Tout n'est pas sombre. Tout n'est pas triste. Il faut voir la vie du bon côté et ignorer l'autre. Regarde, c'est facile, il est déjà dans la pénombre, comme dans un jeu où la carte est à découvrir. Le problème, c'est que l'avenir lui aussi est dans la pénombre. Il te faudra avancer, éclaircir ce qu'il y a devant et faire en sorte que cela ne s'assombrisse pas à toute allure. Il va falloir lutter, c'est sûr, mais c'est la preuve que tu es vivant. Un jour tu verras, tu souriras naturellement. Peut-être pas demain, il faut être patient, mais un jour viendra. Enfin bref. Je m'éloigne du sujet de base. Cela ne va pas mon petit WacsiM ? Tu veux qu'on en parle ? Tu sais, je suis là. Ce n'est pas comme si je me parlais à moi-même. Non, ce n'est pas ça. Impossible de savoir si ce n'est qu'un personnage ou celui qui a écrit qui pense ses dires. Mais après tout, on s'en fout. Ouep, ça va être facile maintenant : on s'en fout.
Je n'ai aucun temps à t'offrir
Depuis que nous voulons construire
Ton avenir donc ton empire.
Ma petite personne que t'es conne.
C'est à long terme que je résonne.
Actuellement c'est du non-stop.
Pas de pauses café, de pauses clopes.
D'ailleurs ce sont toutes des salopes.
Ma petite personne que t'es bête
Car en ce moment tout t'arrête.
Avant de gueuler, voire lutter,
Avant même de pouvoir parler,
Prépare toi, il te faut t'armer.
Regarde cet avenir brillant.
Ne trouve-tu pas cela tentant ?
Toi aussi tu veux de l'argent.
Mais non tu n'es pas différent
De ces gens que l'on dit « puissants »
Qui sont bien souvent impuissants.
Mais cesse de croire à ces bêtises,
L'égalité n'est pas conquise.
Elle n'existe que pour ceux qui lisent.
Ma petite personne que t'es conne.
Mais pourquoi reste-tu si bonne ?
C'est sur les faibles qu'il faut marcher.
Ils ne te servent que d'escalier
Pour atteindre ce pourquoi t'es née.
Ma petite personne que t'es bête.
Il ne faut pas que ça t'embête
Car le premier tu ne peux l'être
Et le dernier attend pour naître.
Cela va passer comme une lettre.
Regarde cet avenir brillant.
Ne trouve-tu pas cela tentant ?
Toi aussi tu veux de l'argent.
Mais non tu n'es pas différent
De ces gens que l'on dit « puissants »
Qui sont bien souvent impuissants.
Que veux-tu faire toute seule contre eux ?
Tu ne peux que jouer leur jeu
Pour qu'ils puissent te prendre au sérieux.
Ma petite personne que t'es conne.
Seuls les nobles sont ceux qui détrônent.
Il faut donc te faire accepter,
Entrer dans la communauté
Pour de l'intérieur l'exploser.
Ma petite personne que t'es bête.
Et si tu prenais la grosse tête ?
Eh bien tu serais comme les autres,
Non pas le premier qui se vautre
Ni même le tout dernier des nôtres.
[17/11/09]
N.B : Je vous rappelle que je suis actuellement en deuxième année en école de commerce et que je suis intéressé par la publicité. En bref ... exactement ce que je dénonce dans ce texte. J'aime cette contradiction.
Enfant il ne savait pas à quoi il servait.
Pourquoi était-il sur terre, quelle est la raison ?
Il grandit en la cherchant en vain, mais quelle plaie.
Il était invisible aux yeux de ses deux cons.
Puis un jour, dans la rue, il perçut la tristesse.
Celle du quotidien auquel on ne peut faire face.
Tous étaient sombres mais certains l'avaient comme faiblesse.
Ceux-là même sur lesquels nos yeux glissent, nos yeux passent.
Ils ne vivaient plus que pour les autres, plus pour eux.
Il ne faut pas que leur mort ne pose de problème.
Ils se le disaient, en vrai ils étaient peureux.
Comment partir sans dire adieu à ceux qu'ils aiment ?
C'est là qu'entre en scène notre ami, notre compagnon
Il voulait les aider. Il voulait les tuer
Pour apaiser leurs souffrances sans qu'ils puissent dire non.
Peut-être n'aurait-il personne pour le remercier
Et sans aucun doute les gens le critiqueront,
Tous le prendront pour un fou mais pour lui qu'importe.
Il s'en alla en direction de sa maison.
Il s'arma. Le voilà et le couteau qu'il porte.
Il se mit à chercher les êtres les plus sinistres.
Dans la rue il ne trouva que ça, que de peine.
Cela l'affectait beaucoup, il était même triste
Mais il devait agir pour leur ôter la reine.
Il se mit à courir en plantant son couteau.
Les passants dépassés tombaient par terre, en sang.
Et les uns sur les autres, pour lui, qu'ils étaient beaux
Quand ceux qui virent l'action s'en allèrent en criant.
Il s'arrêta alors car ils n'étaient pas morts.
Derrière lui se trouvait une dizaine de personnes.
Il s'abaissa les voir un par un, corps par corps,
Expliqua son action considérée comme bonne.
Ils avaient suffisamment souffert dans leur vie.
Cette fois est la dernière, la meilleure chose à faire.
Ne pas le remercier même si c'est leur envie.
Pour abréger leurs souffrances il les égorgèrent.
La police arriva, l'encercla mais trop tard.
Il s'était rendu compte avant leur arrivée
De l'horreur de son geste qu'il refit, puis il part,
Que de tuer même pour le bien l'avait attristé.
[17/11/09]
Un drôle de texte bien triste, bien étrange. A la toute base, l'histoire vient d'une idée que j'ai eu pour faire une nouvelle. Mais j'ai voulu en faire un texte finalement. Plus facile, plus rapide. Bonne lecture.
A quoi bon s'énerver
Pour lutter mais en vain ?
A quoi bon se lever
Et en venir aux mains ?
Conservez cette rage
Qui vous inonde les veines.
Regardez donc les sages :
Est-ce qu'ils dispersent leur haine ?
Vous faites rire tout le monde
A crier sur les toits
Que tout ça est immonde,
Que cela vous déçoit.
Sales petits anarchistes
Votre utopie est belle
Mais nous capitalistes
L'enterrons vite telle quelle.
Apaisez votre conscience :
Rêvez d'égalité.
Vous aurez plus de chance
Pour devenir banquier.
Moquez vous bien des autres,
En public si possible.
Ce tour sera le votre,
Vous deviendrez leur cible.
Vous deviendrez leur cible.
Vous qui étiez des leur,
Mais comment est-ce plausible ?
N'était-ce en fait qu'un leurre ?
Vous deviendrez leur cible.
Vous qui étiez rêveurs,
Mais comment est-ce plausible ?
Êtes-vous devenu tueurs ?
Vous deviendrez leur cible.
Que peuvent-ils donc bien faire ?
Ils ouvriront leur bible,
Voudront pour vous l'enfer.
Vous deviendrez leur cible
Jusqu'à leur fin sur Terre.
Votre cœur la honte le crible
Mais ce sont les affaires.
A quoi bon s'énerver
Pour lutter mais en vain ?
A quoi bon se lever
Et en venir aux mains ?
Conservez cette rage
Qui vous inonde les veines.
Regardez donc les sages :
Est-ce qu'ils dispersent leur haine
[14/11/09]

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