Les nuits d'une vie ...
Ma paupière gauche se lève, se fait suivre par sa soeur
Mais subitement l'obscurité me fait peur.
J'appelle ma maman craignant je ne sais plus quoi.
Cela fait si longtemps, j'n'étais pas encore moi.
Elle arrive d'un pas rassurant et m'enserre fort.
J'voulais que ce moment dure, encore et encore.
Elle dit de gentils mots, je ne sais plus lesquels.
Puis, tel un oiseau, je pus dormir sous son aile.
Les nuits d'une vie sont généralement pourries !
Mes paupières sont ouvertes, se ferment par la fumée.
Il faut qu'je sorte vite, les fumeurs sont des fumiers.
Et dire qu'on m'avait dit qu'la soirée était bien !
Moi comme un gamin, je ne me doutais de rien.
Maintenant je suis içi, entre tous ces gars.
La soirée se résume à "ça fume et ça boit".
J'ai de quoi me demander ce que je fais là.
J'appelle ma mère, elle arrive, m'engueule, on s'en va.
Les nuits d'une vie sont généralement pourries !
Mes paupières laissent couler quelques larmes de tristesse.
Il fait nuit, je suis seul, le vent est une caresse.
A l'ombre de la Lune je pleure sur de la terre.
C'est dans ce cimetière qu'est enterrée ma mère.
Ce n'est qu'une fois qu'on perd ce qu'on a de plus cher
Qu'au fond de notre coeur s'installe ce gout amer.
Je sors de ma poche un paquet de cigarettes.
C'n'est pas cet évèn'ment qui va faire que j'arrête.
Les nuits d'une vie sont généralement pourries !
[je rassure ceux qui pourraient croire que ma mère est décédé, ce n'est pas le cas (heureusement), cette histoire n'est pas mienne, je ne suis que l'auteur de ce texte.]