Tout le monde ne sait pas que Damien Saez a écrit un livre publié en novembre 2001. Remarquez, tout le monde ne sait pas qui est ce Damien Saez. Donc partons du tout début, ce sera plus simple pour tout le monde.
Damien Saez est un chanteur, leader du groupe Saez. Il chante la tristesse de sa génération avec une certaine sincérité, une certaine folie également, qui fait que soit on l'aime beaucoup, soit on ne l'aime pas du tout. Connu par le grand public pour sa chanson "Jeune et con", il aime critiquer le monde dans lequel il vit car, évidemment, ce monde est loin d'être parfait. Il a sorti quelques albums, le dernier en date est le triple album "Varsovie-L'Alhambra-Paris" sorti en avril 2008 et son prochain sortant le 16 mars arrivant à grands pas. Il s'appelera "Yellow Tricycle" mais j'en parle déjà dans l'article précédent.
J'ai décidé d'acheter son livre intitulé "à ton nom" qui fait partie de la collection "Le Souffle de l'esprit" qui se veut le reflet d'une ouverture des uns aux autres, à travers la prière, la réflexion, la méditation. Ils ont demandé à des personnalités religieuses ou laïques, croyantes, athées ou agnostiques, de leur faire part de leurs "prières", qu'elles soient une invocation à Dieu ou une réflexion de sagesse sur l'humain et son devenir.
Ce livre est à mon grand regret assez court et composé de nombreux textes de Saez aujourd'hui écoutable en CDs dans des versions remaniées. Cependant, on peut y trouver des choses intéressantes selon moi, comme cette petite "histoire" :
(p49)
"Bénédicte sortait d'un milieu bourgeois. Elle était dans le même collège que moi. Je l'avais présentée à son copain avec qui elle est restée longtemps après. Nous nous sommes perdus de vue. Et puis le lycée : la course de l'élite ! La compétition du savoir pour les classes préparatoires : préparatoires à quoi on ne sait pas, mais préparatoires. Nous nous sommes revus deux ou trois fois au hasard de fêtes. Elle était en math sup.
Thibault m'a appelé à Paris : "Bénédicte s'est pendue."
La pression, les parents, le lycée, c'est à tout ça que cette jeunesse veut mettre fin. Si les plus fragiles ne sont pas tués par la société, ils se tuent eux-mêmes."