Textes, découvertes et billets d'humeur de WacsiM.
Ecrire sans faire attention à un style précis, un peu comme ça, juste pour faire beau, c'est sympathique à faire. J'ai essayé sur un sujet que j'apprécie. J’écoutais le dernier album d’Abd Al Malik, récemment acheté puisque c’était hier, et j’ai voulu essayer. Voici mon premier texte de cette manière. Bonne lecture à vous :
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J'ai un frère. Il est beau, je n'y suis pour rien mais pourtant j'en suis fier. Moi qui suis un petit peu frêle psychologiquement parlant, lui il est la force. Dans un arbre, si j'étais la sève cachée au fond du tronc, il serait l'écorce. Longtemps, pendant l'enfance, je ne l'ai pas compris. Je l'ai vu comme le méchant qui avait raison, je me suis cru con. Souvent, pendant l'enfance, je voulais qu'il joue avec moi comme quelqu'un de gentil. Lui il lisait, peut-être de là vinrent les tensions, la pression, sûrement de là vint l'incompréhension. Des larmes entachent ma jeunesse, il est d’ailleurs même à la bases de quelques-unes. Mais vu que le temps presse, j’essaie d’oublier pour avancer et ne me rappeler d’aucune. Studieux en son enfance puis fainéant, il semble jouer des deux à présent. En sa présence se trouvent des perspectives d’un futur d’envergures immenses. C’est géant. Pas la peine d’invoquer ici l’espoir, il nous suffit de constater et de le voir. Il est aujourd’hui loin, loin de nous, accompagné, en de bonnes mains. Qu’ils prennent soin d’eux, je les envierais bien mais je les rejoins demain.
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J’ai un frère. Je ne lui ressemble pas, y parait, mais parfois devant mon miroir il apparait. J’ai le physique de notre père, lui peut-être celui masculinisé de notre mère. L’un a les cheveux sombres, l’autre clairs. L’un est mon frère, de l’autre je n’en ai que faire. Nos états d’esprits, qui probablement diffèrent, ne changent rien à notre gestuelle qui se ressemble, un peu comme deux frères. Très talentueux, oui, il l’est. Seule sa dureté est ce que je hais. Car sans le vouloir, car un peu comme par hasard, il peut vous assassiner en vous balançant des paroles en forme de dards. Sa puissance verbale est telle qu’elle transperce les cœurs et fait taire les prétentieux bavards. J’ai un frère sans qui je ne serais pas moi, à l’avoir côtoyé des mois durant je me suis bâti une vision de la vie non solitaire. J’ai un frère sans qui je n’aurais été qu’un roi, à ne rien comprendre au concept de donner et puis, juste pour suivre la mouvance, j’aurais tout de même crié : « Tous solidaires !! ». Nos batailles d’antan s’entendent dans sa maturité qu’il laisse s’éclipser aujourd’hui. Nos combats d’enfants attendent en moi le temps que je comprenne ce que je suis et que je le remercie.
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J’ai un frère. Il n’en sait rien mais me sert de model, quand par exemple je trouve que je ne suis pas à la hauteur de ce que je fais, de ce que j’ai commencé. Non pas que sa vie est l’une des plus belles, mais ne faut-il pas mieux regarder au-dessus son grand frère que des paumés dans les bas-fonds de la médiocrité ? J’ai bien retenu ma leçon, ne l’applique pas sans modérations en raison de la sagesse, que je suppose, se faufilant dans mes entrailles pour que je ne la trouve de suite. Il me manque mais le temps presse, aucune pause pour un calmant, donc chacun se taille à droite à gauche sans pour autant prendre la fuite. Un unique ami nous permet, nous facilite, la communication. Depuis qu’ils sont partis si loin de la maison. Depuis qu’il est parti bien loin de la maison, nous fûmes tous confrontés à de nouvelles modifications. Ne pas pleurer le passé, s’émerveiller de ces jours ensoleillés qui promettent de briller. J’ai un frère et je l’aime. Que s’éloigne l’époque où, le disant, je me retrouvais les joues mouillées à cause d’un manque de preuves de réciprocité. J’ai un frère et je l’aime. Désormais que tout est clair, laissez-moi terminer.
J’ai un frère et je l’aime.