Je suis allongé dans l'herbe fraîche,
Mon destin guidé par une flèche.
Je contemple le soleil levant,
Mon esprit, mon âme, voyageants.
Les soucis ne me concernent plus
Car aujourd'hui la vie me tue.
Les soucis ne me concernent pas.
Maintenant je goûte au trépas.
Une de plus, pas n'importe laquelle,
Une de trop, je m'en vais au ciel.
Prenez avec moi mes regrets,
Mes soupirs et mes derniers souhaits.
J'ai lutté pour une utopie,
On m'a tué, continuez, tant pis.
J'ai lutté pour quitter l'enfer,
Me voilà mort, ici, sur Terre.
Cela ne fait qu'une heure de lutte
Et voilà déjà que je chute.
Les esprits étaient contre moi,
C'est ainsi, je n'ai pas le choix.
Les cadavres s'empilent à côté,
Le sang s'étend sur des contrées.
Mon âme s'éloigne de la planète
Avant que mon corps ne soit miettes.
Mes derniers mots, mon dernier souffle
Avant de sombrer dans le gouffre
Seront pour les générations,
Toutes celles qui nous succèderont,
Futures et j'espère plus matures
Que la mienne qui fut trop impure.
Construisez un village pour tous
Où le bonheur vous éclabousse.
Fondez un village planètaire
Où il n'y aura plus la guerre.
Marshall MacLuhan n'est qu'un copieur ... comme tant d'autres ... Le village planètaire n'est pas son "idée" mais bel et bien celle de ce soldat mort au combat ... comme tant d'autres ...