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Moi Par Mois

23 janvier 2013 3 23 /01 /janvier /2013 17:58

"Monsieur mon cher patron que j'aime et que j'adore, sachez que je suis tout autant chagriné que vous de mon retard ce matin. Néanmoins, je tiens à vous signaler que j'ai des circonstances atténuantes que je m'empresse de vous décrire.

 

Je suis, aussi étrange que cela puisse paraître, la cible d'un complot.

 

Ce matin, alors que le jour se levait péniblement éjectant de la scène sa soeur la pénombre, mon réveil ne sonna pas. Rien de bien original me direz-vous, nous avons tous déjà été victime d'un réveil fainéant. Oui mais non. Vous savez comment je suis, je déteste être surpris et prends toutes les précautions nécessaires pour éviter des imprévus. En l'occurrence, je n'ai pas moins de cinq radio-réveils disséminés un peu partout dans ma chambre. Lorsque le premier est faiblard, le second le remplace, ainsi de suite. Jusqu'ici je n'ai encore jamais entendu les sons du quatrième et du cinquième. Eh bien ce matin, ni le premier, ni le second, ni le troisième, ni le quatrième ni même le cinquième retentirent. J'étais donc seul avec mon horloge interne, quelque peu déréglée par la monstrueuse soirée à laquelle j'étais la veille. Bref, c'était déjà mal parti, vous en convenez ! Attendez-donc, cela s'empire et pas qu'un peu.

 

Au bout d'un quart d'heure mon professionnalisme à toute épreuve me fit ouvrir les paupières. Alors que j'allais sortir du lit quelque chose m'en empêcha. Je ne comprenais pas quoi. Je le sais maintenant mais je vais attendre avant de vous le dire, il faut faire durer le suspense !

 

J'ai commencé par essayer de me redresser, sans succès. Mes coups de pied et de poing eux aussi ne servaient à rien. Je me débattais, je gigotais, je luttais. A quoi bon puisque j'étais fait prisonnier par... ma couette !!!?

 

Vous pouvez l'imaginer ? Moi je ne m'en rends toujours pas compte. Au final, ce n'est qu'en jouant de malice que je suis parvenu à me retirer de mon lit, à à nouveau être libre. Effectivement, en faisant croire que je rejoignais à nouveau Morphée, la couette s'est réellement endormie. Grave erreur.

 

 

Et voilà donc pourquoi je n'arrive qu'à présent au bureau."

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3 janvier 2013 4 03 /01 /janvier /2013 13:12

 

Message aux animaux

Qui m'entourent, qui m'emmerdent,

Qui se plaignent de leurs maux,

Dans l'idiotie se perdent.

Avis aux étrangers

De la moindre réflexion,

Ceux qui sont le danger

Dont nous nous protégeons,

Deux mots pour ces victimes

Qui font sans réfléchir,

Qui peuvent commettre un crime

Juste pour nous faire plaisir,

À la population

Qui n'évolue que peu,

Qui freine l'évolution

De ce monde malheureux...

Mémo pour les nouveaux,

Et puis pour les anciens,

Pour tous ceux du berceau

Et ceux qu'attendent la fin,

Ce texte s'adresse aux cons,

Aussi nombreux soient-ils,

Et puis bien sûr aux bons,

La chute est si facile !

 

Si vous souhaitez stagner

Dans la médiocrité,

Dans l'imbécilité,

Faut surtout pas changer !

 

14-11-12

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22 décembre 2012 6 22 /12 /décembre /2012 14:34

Vous, vous êtes du genre à vous retourner toutes les cinq secondes lorsque tout va bien. Vous ne voulez pas qu'on vous poignarde dans le dos, vous avez peur de l'avenir. C'est trop beau pour être vrai, selon vous. Il doit y avoir quelque chose qui cloche ou alors cela ne va pas tarder... Sûr que le bonheur n'arrive pas à tout le monde et qu'après la tempête vient le soleil. Mais nous n'avons jamais entendu dire qu'après le soleil vient la tempête. Cela serait logique néanmoins, vous avez raison. Alors continuez si cela peut vous rassurer. Vous êtes tout simplement en train de gâcher les bons moments mais hey, que voulez-vous, vous êtes ainsi, nous ne vous changerons jamais !

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20 novembre 2012 2 20 /11 /novembre /2012 10:42

Il faudrait que tu lances

Un projet R&D

Peut-être un peu immense.

Je suis bien désolé.

Je suis du bas de gamme

Perdu sur un marché.

Je rame, je rame, je rame.

Je ne sais pas nager.

Toi qui as l'expérience

Et la notoriété,

Avec un peu de chance

Tu peux me transformer.

Avec beaucoup d'argent

Tu peux m'améliorer.

Il te faut maintenant

Vraiment le désirer...

 

 

Mauvaise image de marque

Et mal positionné,

Quel segment se démarque ?

Qui me faut-il cibler ?

Sans aucune force de vente

Ni de publicité,

C'est sur la mauvaise pente

Que l'on peut me trouver.

Avec la concurrence

Je ne peux m'aligner.

La solution je pense

Serait de me brader.

Donc tant pis pour les marges,

De niche est le marché.

Sûr qu'il faut être barge

Pour vouloir m'acheter !

 

 

01.08.12

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17 novembre 2012 6 17 /11 /novembre /2012 17:16

 

Le métro m'endort. En ce moment, c'est vrai, tout m'endort ! Les paupières mi-closes je regarde à peine les gens qui m'entourent. Je les vois mais les oublie aussi vite. Au début, je retenais un peu les gens bizarres, mais ils sont si nombreux qu'ils sont devenus normaux à mes yeux. On s'habitue si vite. Nous sommes tous adaptables mais certains plus que d'autres. On apprend à bien se comporter au milieu de la meute par crainte d'être ostracisé par les autres. Un homme sourit dans le métro ? Il se fait arrêter pour comportement suspect. Nous marchons à l'envers et plus personne ne s'étonne, c'est devenu la norme. Tous ces visages sans nom peuvent nous juger en une seconde dès lors que nous sortons du moule et vous savez à quel point nous portons de l'importance au regard des autres... et pourtant, ne sont-ce pas que des inconnus, des gens que nous ne reverrons plus jamais ? D'accord, ne jamais dire jamais... mais quels seraient les risques de leur paraître bizarre, fou, atypique, original, etc etc ? Je n'en sais rien. Les gens qui jugent au premier coup d'œil m'énervent. D'ailleurs, si vous saviez comme je m'énerve... Parfois un simple geste, regard, mot, tatouage, vêtement, rire me fait imaginer des choses. Je vois leur enfance, imagine leur futur en contemplant leur présent. Par moments, cependant, un "quelque chose positif" (ex. témoin d'une situation atypique permettant d'entamer la conversation) nous unit. Cette expérience vaut tout l'or du monde. Je rappelle néanmoins que la plupart du temps ces personnes ne sont à mes yeux rien d'autre que des fantômes, tout au plus des emmerdeurs. Ce que je viens de vous raconter ne sont que les joies du métro parisien vécues par un provincial... rien d'autre.

 

 

10.11.12

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12 octobre 2012 5 12 /10 /octobre /2012 21:39

 

Je sens le vent me transpercer

Et les idées se faire la malle.

J'ai les lèvres par le froid gercées

Qui saignent un peu et me font mal.

Je rêve encore de ma famille

Qui réveillonne au loin au chaud.

Je n'ai pas encore vu ma fille.

Sa naissance est mon seul cadeau.

Contraint de faire couler le sang,

Mes frères et moi sommes des bourreaux

Mais il faut bien dire que les gens

D'en face font le même sale boulot.

Nous sommes des bestiaux inhumains

Nous battant dans un champ boueux.

Peut-être ne verrai-je pas demain.

Sur cette pensée je ferme les yeux.

 

"Joyeux Noël, plein de bonheur

Et que la haine vous chauffe le cœur.

Joyeux Noël, chair à canon.

Honorez-donc votre condition !"

 

Soudain il n'y a plus un bruit

Et ce silence, notre sang, le glace.

Alors qu'il est sûrement minuit

De la musique résonne en face.

Soit je suis mort soit c'est un rêve,

Je ne peux en croire mes oreilles.

C'est bien la tant attendue trêve

Qui plus que jamais me réveille.

Les ennemis de la journée

Se retrouvent sur le no man's land.

Sans aucune animosité,

Tous ensemble c'est Dieu que l'on scande.

Les musicos jouent quelques airs

Et ceux qui ne savent rien faire dansent.

C'est beau à voir, nous sommes tous frères,

Tout du moins c'est ce que je pense.

 

"Joyeux Noël, plein de bonheur

Et que la haine vous chauffe le cœur.

Joyeux Noël, chair à canon.

Honorez-donc votre condition !"

 

La nuit s'arrête, le jour revient,

Et les bombardements avec.

Perdu, je ne me sens pas bien

Et pleure comme le ferait un mec.

Un obus éclate à deux pas

De là, de moi, je saigne je crois.

Je sens une douleur dans le bras

Et puis partout. Je crie "pourquoi".

Pas de réponse, pas étonnant.

Mon Dieu vous êtes un beau salaud.

Alors que dort paisiblement

Ma fille, je ne suis que lambeaux.

C'était c'est vrai un beau Noël

Mais la haine l'a dénaturé.

À votre avis, une fois au ciel,

À qui ma vie dois-je facturer ?

 

 

12-10-12

 

Texte inspiré de faits réels ayant eu lieu lors de la 1ère guerre mondiale. J'ai découvert cette histoire via un dessin animé le matin de Noël puis une nouvelle fois au cinéma.

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3 octobre 2012 3 03 /10 /octobre /2012 00:23

 

Les gens souriants dans le métro

Me redonnent un soupçon d'espoir.

Même si ce n'est qu'une goutte d'eau

C'est la preuve que tout n'est pas noir.

J'aimerais bien les enlacer,

Les remercier pour ce rictus,

Mais trop souvent c'est compressé

Que j'erre seul jusqu'au terminus.

Alors tant pis, je me rabats

Sur mon portable et les mémos.

J'écris des mots de-ci de-là

Pour décrire ce que je trouve beau

Dans ce moyen de transport laid

Que je hais plus que je ne l'aime,

Dans ce Paris, le seul, le vrai,

Très loin du Paris des poèmes !

 

27-09-12

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16 septembre 2012 7 16 /09 /septembre /2012 02:52

 

Moi je m'incline, courbe l'échine

Devant deux trois formes féminines.

Moi j'en rêve qu'elles soient fortes ou fines

Et dans leurs bras je m'imagine.

Mais bien sûr quand cela arrive

Sans faire attention je dérive

Et j'atteins par mégarde la rive

Des gens qui du bonheur se privent.

Je vais trop vite, jamais profite,

Toujours plus con j'attends la suite.

Mais non, que dis-je, je prends la fuite

Craignant qu'elles disent un « je te quitte ».

Clair qu'à s'enfuir on ne vit pas,

Qu'on passe de la vie au trépas.

Dis-moi pourquoi je sonne le glas

Lorsqu'il faut t'emboîter le pas ?

Allez viens, aide-moi mon cœur.

Allez viens, soigne-moi docteur.

Je vais t'obéir professeur.

Apprend-moi à lutter la peur.

 

 

Moi fuyard amoureux,

Moi peureux, moi sale couard.

Moi c'est plus que j'en peux

D'être seul dans le noir.

 

 

Moi je déprime, vois les abîmes

Qui se rapprochent et puis m’abîment.

Les femmes sont belles, celles qui déciment

L'homme qui pour soi a peu d'estime.

Bien sûr je parle de moi encore.

Je parle d'amour, de joie, de mort.

Je parle, je parle et tu t'endors.

Oui toi tu dors jusqu'à l'aurore.

Quand l'une de vous, pleine de beauté,

Dans mon esprit semble voler

Ta place, pourtant pré-réservée,

Je me retrouve désemparé.

Est-ce une copie ou bien est-ce toi ?

En qui devrais-je avoir la foi ?

Que faire si je t'écarte de moi

Sans le vouloir ou par émoi ?

Allez viens, aide-moi mon cœur.

Allez viens, soigne-moi docteur.

Je vais t'obéir professeur.

Apprend-moi à lutter la peur.

 

 

16-09-12

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14 septembre 2012 5 14 /09 /septembre /2012 23:11

 

Je me suis réveillé avec une vérité en tête : dormir et manger sont des pertes de temps ! Bambin je le pensais/disais déjà, or ne dit-on pas que la vérité sort de la bouche des enfants ? Déjà quarante-quatre ans que je cumule les heures perdues. Il serait temps que j'en profite enfin ! C'est pourquoi, à peine levé, je m'en vais voir des amis. Je prends la route et bien que je la connaisse, j'ai l'impression de la redécouvrir. Arrivé chez mes potes, ils n'y sont pas. Je vais voir ma fille mais elle est également absente. Mais merde, où se trouvent-ils tous ? Suis-je en train de rêver ? Je pensais pourtant avoir été clair : je ne VEUX plus dormir ! Je me pince, je me cogne, mais rien n'y fait, je ne me réveille toujours pas dans mon lit. Alors que j'étais dans ma voiture, prêt à rentrer dans un mur pour provoquer un gros choc, je me suis soudainement souvenu que mes amis étaient très probablement au travail et ma fille en cours. Stupid me! Pas grave, je les appellerai. Pour l'heure, il va falloir trouver de quoi m'occuper et rattraper le temps perdu. J'ai tant de choses à faire, tant de projets avortés à faire renaître, de rêves que je pensais inaccessibles qui ne se trouvent qu'à quelques centimètres de mes bras... Je suis un nouvel homme. Et je l'aime bien celui-ci, bien plus que l'ancien-moi!

 

Bref, je rentre chez moi, monte à l'étage, ouvre la porte du grenier, essaie de l'ouvrir en fait puisqu'il manque la clé, redescend la chercher, la retrouve, remonte, l'insère dans la serrure, ouvre la porte, fais deux trois pas à l'intérieur et me retrouve au beau milieu d'un nuage de poussière. Après avoir retrouvé le calepin dans lequel j'écrivais tout ce qui me passait par la tête au collège, je me pose dans un vieux canapé recouvert d'un plastique et débute la lecture. Premier constat : je ne savais pas écrire ! Des fautes par-ci, par-là, partout. Deuxième remarque : j'étais on ne peut plus amoureux. Jamais de la même, mais c'était toujours la bonne. Ce petit Roméo me manque parfois. Après avoir recopié une liste de choses à absolument faire dans ma vie sur une feuille volante à petits carreaux, je me lève du sofa, redescends et retourne dans ma ville natale.

 

Me voilà arrivé ! Amusant comme tout à odeur de moisi ici, comme si l'air est le même qu'il y a trente ans. S'il y a bien une chose qui a changé ce sont les personnes : toutes plus faibles, plus petites, plus vieilles en fait ! Je trace mon chemin jusqu'à la maison familiale. Impossible de se tromper, c'est la mieux entretenue du quartier. Les fleurs sont belles, la haie taillée, la peinture refaite, c'est bon d'être rentré quand même. « À taaaaaable ! » Aucun doute possible, ils sont présents tous les deux et je sais déjà que maman est en pleine forme si j'en crois son cri qui a (bercé serait trop doux) rythmé ma jeunesse. J'ouvre la porte et me retrouve face à un miroir déformant. Que j'aurais pu croire, ce n'est que mon père au sommet de sa forme : traînant des pieds par terre, pas rasé, le sourire absent, le ventre pendant, les muscles absents apparents grâce à son débardeur trop grand. Arrive alors maman, son opposé. Ses pas ne touchent pas le sol, ils flottent dans l'air. Pas un sourcille ne dépasse ses frères. Sur son visage trône un rictus que je devine forcé. Au travers de sa robe moulante ses abdos me font coucou. « Que viens-tu faire là ? » « Voir ma vieille en espérant que ce soit la dernière fois ! » Oui, nous ne sommes pas forcément très aimables entre nous, vieille habitude prise à l'adolescence. Je leur explique ce que je viens de vous raconter et je leur demande : « Vous sauriez ce qu'est devenue Julie Dupré ? » Mon papa, qui était alors resté muet, fit un pas en avant et me dit d'une voix grave : « Je crois que c'est l'institutrice de Aublé, tu sais le village à 2,5 km ! » Je lui murmure un timide merci, reprends ma voiture tout en oubliant que ma mère m'avait déjà installé une assiette pour manger avec eux. Tant pis, ce sera pour une prochaine fois !

 

Me voilà arrivé ! Ce que mon père avait oublié de me dire c'est que ces 2.5 km étaient à vol d'oiseaux et que donc, dans nos montagnes, cela équivaut à environ une heure de route... Passons là-dessus (même si cela m'a quand même sacrément énervé sur le moment, d'ailleurs encore un peu maintenant, voire beaucoup, m'enfin je n'ai pas non plus envie de ne parler que de ça, d'autant plus que vous devez vous en foutre un peu) et revenons à nos moutons. En descendant de la voiture, je sais déjà que je n'aurai pas besoin de demander mon chemin, il me suffira de suivre les cris du troupeau de futures grandes personnes. On peut se demander s'ils jouent ou s'ils sont torturés. En tout cas nos oreilles saignent assurément. Histoire de faire bonne impression, je saute par dessus le muret qui sépare le trottoir de la cour de récréation. Les gosses m'encerclent immédiatement avec des regards admirateurs. Julie, elle, s'approche plutôt avec un regard surpris voire inquiet. Je ne lui laisse pas le temps de dire un mot, je colle directement mes lèvres sur les siennes et l'embrasse. Puis m'en vais comme je suis arrivé. Ma femme n'aurait pas aimé mais l'enfant qui sommeille en moi était plus que satisfait.

 

Bon, quelle est la suite du programme ? Provoquer une bagarre, faire l'amour à une inconnue, visiter la Russie en voiture, parcourir la muraille de Chine en courant, prendre en photo les magnifiques paysages de Nouvelle-Zélande, essayer toutes les drogues, sourire une journée complète, essayer tous les alcools, aller voir un match de basket aux États-Unis, voir et toucher le Loch Ness, ramener des éclats d'étoile, faire la manche... Alors, par quoi poursuivre ?

 

(partie 1/2 : 14-09-12)

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8 septembre 2012 6 08 /09 /septembre /2012 21:05

 

Marchons sur les pavés dorés de l'avenir. Cessons pour un instant de pleurer sur notre sort. On comptabilise plus de rires que de soupirs malgré les aléas. Après tout on s'en sort. Parce qu'on est fort, on est beau et on a des tripes. Parce qu'on a trop souvent déjà baissé les bras. Parce qu'on a beau dire, pour nos filles et fils on flippe. Parce qu'on a plus le choix de rejoindre le combat. Alors on parle du paradis et on y croit en espérant qu'il nous soit encore accessible. Ce n'est plus du noir mais des couleurs que l'on broie. On apprend aux bambins d'être heureux, c'est possible. Nous maîtrisons la théorie, l'avons couchée sur le papier pour ne jamais nous en défaire. Rêvons que la pratique ne soit pas éloignée de nos propos choisis dont les anciens sont fiers. Voguons sourires aux lèvres sur la mer du futur. Elle peut être mouvementée mais nous le savons bien. Suffit d'apprendre à naviguer, c'est pas si dur quand on est sûr de soi, quand on a peur de rien. La tête dans les étoiles mais les pieds bien au sol nous allons avancer avec sérénité et si un jour on tombe ce serait pas de bol mais cela nous permettrait de nous relever. Ce n'est peut-être qu'une utopie mais on s'en moque, le monde dans lequel nous vivons n'est pas si moche. Le monstre qui nous ronge est sans doute dû à l'époque mais notre volonté est bien gravée dans la roche. La réalité n'est que ce que l'on en fait et nous voulons qu'elle soit belle d'une beauté sans faille. Finis les cauchemars, les démons qui nous hantaient car trône sur nous un grand ciel bleu où que l'on aille.

 

8-9-12

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