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Moi Par Mois

18 septembre 2013 3 18 /09 /septembre /2013 14:47

C'est bon, tu as fait le tour. C'est fini.

Plus de nouvelles personnes.

Tu ne connais certes pas tout le monde mais c'est prouvé statistiquement, tu ne feras plus aucune rencontre.

 

Alors, ça fait comment ?

 

Les gens que tu as croisé à ce jour sont et resteront les seuls que tu puisses voir à présent.

Si tu es seul(e) dis-toi que tu as déjà croisé ton âme soeur. À moins que la tienne ne soit fille unique, auquel cas tu resteras seul(e) ad vitam eternam.

 

Ca doit faire bizarre.

 

J'imagique que tu as dû essayer de tous te les remémorer, les gens que tu connais, que tu aimes, que tu détestes, que tu as oublié. Ils le font tous.

Et bien sûr tu as pleuré, bien sûr. Alors qu'il n'y a rien en soi de tragique dans cette affaire, tu es ni la première ni la dernière personne à avoir atteint la limite. Eh non, ton cas n'est pas original.

 

Tu recommenceras à vivre normalement (si l'on peut qualifier ta vie de normale) et personne ne remarquera de différence. Tout simplement parce qu'il n'y en a pas. Point final.

 

 

09-08-13

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1 septembre 2013 7 01 /09 /septembre /2013 11:01

 

Ma taille est-elle normale ?

Suis-je trop petit ?

Mon corps est-il trop gros ?

Ma tête aussi ?

Et me trouve-t-on pas mal ?

Au moins gentil ?

Suis-je un bon amigo ?

Un ennemi ?

 

Dois-je être plus optimiste ?

Ou pessimiste ?

Tuer mes espérances ?

N'est-ce pas trop triste ?

Cesser d'être nihiliste ?

Voire croire au Christ ?

Ou compter sur la chance ?

Tel un artiste ?

 

Que pensent les gens de moi ?

M'apprécient-ils ?

Pour qui je suis vraiment ?

Un imbécile ?

Un homme sans foi ni loi ?

Un playmobile ?

Un jeune homme bien charmant ?

Avec du style ?

 

Dis qu'en est-il du temps ?

Est-ce à gagner ?

Faut-il courir après ?

Même fatigué ?

En quoi est-ce de l'argent ?

Peut-on l'placer ?

Et toi qu'est-ce que t'en sais ?

T'es fortuné ?

 

Ai-je pris le mauvais pli ?

Faut-il me taire ?

Devrais-je moins réfléchir ?

Lâcher l'affaire ?

Laisser couler la vie ?

M'en satisfaire ?

Oublier les soupirs ?

La tête en l'air ?

 

Est-ce mieux de planifier ?

S'organiser ?

Ou bien de jouer l'impro ?

Ne rien changer ?

Car jeune, dois-je profiter ?

Me rebeller ?

Plutôt me coucher tôt ?

Pour travailler ?

 

Ai-je encore des questions ?

Des doutes qui plânent ?

Les idées à l'envers ?

Le "euh" qui gagne ?

Je n'ai plus de raison ?

Cerveau en panne ?

Peut-être est-ce le contraire ?

Est-ce qu'il me tanne ?

 

 

Les questions s'additionnent

Dans mon âme en détresse.

Les réponses qu'on me donne

Ne font rien pour qu'ça cesse.

 

 

 

23/08/13

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21 août 2013 3 21 /08 /août /2013 14:30

 

Tu es lisse, oui tu glisses

Dans la mémoire des gens.

Pas le moindre caprice

Tu t'effaces comme le vent.

Ton style est si commun

Qu'il est indescriptible.

Tu as tout de l'humain

Que l'on prendrait pour cible.

Pas un mot de travers,

Par derrière, assassin,

Pas une trace de colère,

Aucun regard malsain.

On s'ennuie avec toi

Comme avec des rats morts,

Une assiette de p'tits pois,

Des vacances dans le Nord.

Tu m'attristes quelque peu

Mon ami, si j'ose dire,

Bien que tu sembles heureux

Si j'en crois tes sourires.

Bien sûr tu es gentil...

Ce que c'est étonnant...

Ne donne jamais d'avis

Par crainte d'être contrariant.

Tu es simple et simplet

Avec aucun relief.

Mais le fais-tu exprès ?

J'en doute fort. Enfin bref...

Tu es trop bon trop con,

L'expression est parfaite

Pour remplacer ton nom

Qu'on oublie. C'est un fait.

Tu es l'homme invisible,

Impassible et tranquille.

Même si tu es ma cible

Tu ne bouges pas d'un cil.

Tu m'énerves enfoiré,

Débile né à l'air sot,

Encore à m'observer

Dans l'miroir d'la salle d'eau.

 

 

21/08/13

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13 août 2013 2 13 /08 /août /2013 16:00

Sentiments partagés, le gris tue le blanc et le noir. C'est moche à visionner. Vas-tu pouvoir ? Je me sens si souvent inculte, les connaissances se suivent, s'annulent, se catapultent. De but en blanc rien ne me vient. Ce que c'est chiant putain. Dès que le débat s'élève il me perd dans son envol. Ça me tue, ça me crève et me désole. Impossible d'être calé sur un quelconque sujet, thème, secteur, domaine. Cela me peine mais je m'y suis habitué, j'ai toujours été à la traine. Regarde-les discuter et voyager dans les années et les hauteurs. D'en bas je participe et cite deux trois noms d'auteurs. Gloire. Passagère. Ce que je suis fier. Nous autres les petites gens pouvons nous satisfaire de peu et, étant sans moyens, c'est mieux. Notre culture est populaire, c'est ainsi qu'on la nomme, pour ne pas trop de mal se faire. La populace du fond de la classe vous embrasse nos élites. Ne nous voilons pas la face, nous ne sommes pas des lumières mais un mot de travers et la sympathie à votre égard nous quitte.

 

 

10/08/13

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6 août 2013 2 06 /08 /août /2013 10:30

Dis

Dis tu te souviens comment c'était bien ?

Tous les deux gamins, nous ne craignions rien.

Dis tu te rappelles ? La vie était belle

Et bien loin de celle qui nous brise les ailes.

 

 

J'ai des souvenirs qui refont surface

En prenant la place de deux trois soupirs.

Je vois des sourires, des pleurs qui s'effacent,

Un bambin qui trace sa route vers l'av'nir.

Ce gamin c'est moi, plutôt ça l'était

Puisque désormais je doute bien des fois.

J'ai vu quelques poids, tu sais ceux qu'on hait,

Me créer des plaies, celles que moi seul vois.

Aujourd'hui ça va comme on peut aller.

On a beau rêver la vie ce n'est pas

Mille joies par tracas. C'est plus compliqué.

J'ai mis des années pour comprendre cela.

Aujourd'hui je souhaite rejoindre l'innocence,

L'enfance, l'ignorance, me remplir la tête

D'idées gentillettes, loin de toute souffrance :

Un jour de vacances, une journée parfaite.

 

 

Dis tu te souviens comment c'était bien ?

Tous les deux gamins, nous ne craignions rien.

Dis tu te rappelles ? La vie était belle

Et bien loin de celle qui nous brise les ailes.

 

 

Nous qui étions beaux, qui riions de tout,

Petits bouts de choux qui pataugent dans l'eau,

Se prennent pour Zorro et sautent dans la boue,

Serions dev'nus fous face à tous les maux

Qui occupent nos vies et parfois les brisent.

Les instants de crise viennent et s'associent

A la nostalgie qui souvent s'enlise

Quand notre âme est grise, qu'on n'a plus envie.

Petit, tout va bien même quand rien ne va.

Les soucis, tracas meurent le lendemain.

Dis tu te souviens ? Dis tu n'oublies pas ?

Brille en moi l'éclat de ces beaux matins.

Viens que l'on s'invente une deuxième jeunesse.

Tu seras princesse, moi ce qu'il te chante.

Viens que l'on enchante ces vies qui nous stressent,

Ces jours qui nous blessent, ces maux qui nous hantent.

 

 

Dis tu te souviens comment c'était bien ?

Tous les deux gamins, nous ne craignions rien.

Dis tu te rappelles ? La vie était belle

Et bien loin de celle qui nous brise les ailes.

 

 

06-08-13

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2 août 2013 5 02 /08 /août /2013 14:07

 

Pas le droit de faire ci,

Pas le droit de faire ça,

Pas le droit d'être ici,

Encore moins d'être là.

C'est interdit petit,

C'est comme ça, ne cherche pas !

Pas le droit de faire fi

De la loi mon pauv' gars.

Tu ris, oh oui, tu ris,

On verra qui rira

Quand ce sera la vie

Que l'on t'interdira.

T'as aucune garantie

Que nos mots ne sont pas

De stupides plaisant'ries.

Dans le doute y a plus qu'à

Respecter ce qu'on dit

Pour éviter l'trépas,

Vivre dans notre paradis,

Une planète sans tracas.

 

 

Adieu la liberté,

Dire qu'nous la tolérions...

C'est pour vous protéger

Que nous l'interdisons.

Vous vous êtes amusés,

C'est fini pour de bon.

Place à une société

Raisonnable, sans tensions,

Sans pressions, sans dangers.

Oui, celle dont nous rêvions.

Vous allez tous l'aimer,

Nous le garantissons.

Tu veux te révolter ?

C'est c'que nous attendions.

Rebelles de canapé

Nous vous refroidissons.

Faites un pas de côté

Sans la moindre précaution

Et vous vous retrouv'rez

Six pieds sous le béton !

 

 

20-07-13

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20 juillet 2013 6 20 /07 /juillet /2013 10:00

Et voilà, je suis mort.

Et merde.

Et moi qui espérais être différent.

Je m'en doutais un peu mais quand même...

Je suis déçu.

Je suis mort, comme tant d'autres.

D'autres le seront après d'ailleurs.

À moins qu'ils ne soient différents, eux.

Maintenant, j'en doute.

Toujours est-il que cela ne change rien pour moi à l'instant T.

Tant de projets en cours, tant d'espoirs évanouis, de rêves qui resteront dans cet état.

Manque de temps.

Tant pis.

 

Au passage, pas d'enfer ou de paradis.

Simplement rien.

Rien du tout.

Même pas la possibilité de communiquer après la mort.

Donc ce que vous lisez, là, n'est que l'empreinte textuelle de mon esprit.

Des mots, qui se suivent, et arrivent à une fin inévitable.

Tout comme moi.

On s'y prépare plus ou moins, oubliant que cela peut arriver n'importe quand.

Puis cela arrive.

Et voilà, je suis mort.

 

 

11-07-13

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19 juillet 2013 5 19 /07 /juillet /2013 08:10

Message à toi, l’esclave moderne,

Cet étudiant, oui, ce stagiaire,

Qui se promène avec des cernes

Dues au travail hebdomadaire.

Les 35h te feraient rire

Si t’en avais encore la force

Mais t’as un projet à finir

Et un autre qu’il faut que t’amorces.

Bien sûr tu as en parallèle

Un mémoire qu’il faut rédiger.

Pourquoi te plaindre ? La vie est belle.

Il se peut qu’ils puissent t’embaucher !

En tout cas c’est ce qu’ils te disent,

Mais pour être sûr il faut attendre

Le bon vouloir de l’entreprise,

Attendre, attendre, toujours attendre.

Ça va encore, t’as un salaire,

Enfin… une gratification…

Du SMIC français ça n’est qu’un tiers

Mais que veux-tu ? Tu n’es qu’un pion

Interchangeable, t’as bien compris.

Ton avenir n’est pas tracé.

Aujourd’hui pour un CDI

C’est sur la chance qu’il faut compter.

Allez mon vieux, aie du courage

Car ce n’est rien que le début

Du plus tumultueux des voyages.

Ne me dis pas « je n’en peux plus ».

Ce serait quand même bien dommage

Qu’à ton âge tu ne tiennes pas l’coup.

Dis-toi qu’au pire c’est le chômage

Ou bien une vie sans sous, c’est tout.

Enfin pour l’heure c’est les corvées

Qui s’additionnent sur ton bureau.

Allez mon vieux cesse de rêver

Si tu veux prendre l’dernier métro…

Forcément quand tu veux partir

Des dizaines d’imprévus surgissent,

Qu’il faut régler, ça va sans dire,

Dans l’immédiat. Tant pis mon fils,

Tu dormiras l’année prochaine

Voire peut-être bien qu’à la retraite

Mais cette promesse super lointaine

Met déjà ton cœur à la fête…

 

 

17/07/13

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22 juin 2013 6 22 /06 /juin /2013 12:35

Ensemble. Le temps passe à une vitesse hallucinante jusqu’au moment où, il le faut bien, l’un de nous doit s’en aller. Généralement plutôt toi. Soudainement les secondes défilent lentement, unes à unes à unes à unes, prenant leur temps pour n’en laisser aucun aux minutes. C’est dans ces moments qu’elles sont les plus égoïstes. La vie est au ralenti et mon cœur à l’arrêt.

 

Le trajet est long. Vraiment. Beaucoup. Trop. Je sature. Je suffoque. Laissez-moi respirer, je ne veux pas finir seul écrasé par des badauds, touristes et autres vermines. Bougez. Allez là. Cassez-vous. J’en ai marre je vous dis ! Un peu d’air, même pollué, je m’en fous !

 

Arrivé, je tourne en rond et mes pensées me suivent dans cette danse effrénée. Elles sont aussi folles que moi et c’est bien ce qui me désole. Je n’entends rien, je ne vois rien, je ne suis rien. Viens, reviens, qu’on était bien ! N'est-ce pas ?

 

 

21-06-13

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20 juin 2013 4 20 /06 /juin /2013 14:53

De Loana à Nabila,

La télé détruit plus qu'elle crée.

Pouvons-nous cesser les dégâts ?

Nous ne sommes déjà pas futés...

 

 

On s'affale devant elle le soir

Pour vraiment se vider l'esprit.

Alors que certains préfèrent boire

Nous nous regardons des conneries.

Observation de specimens

Qu'on ne croise pas dans toutes les rues.

Pour être célèbres ils se démènent,

Jouent des cons qu'ils sont devenus.

Nous ne sommes pas des imbéciles,

Bien sûr nous prenons du recul.

Mais des enfants, dis, qu'en est-il ?

Comprennent-ils à quel point c'est nul ?

Je crains pour leur santé mentale.

Ils seront tous décérébrés,

Plus aucune notion de morale,

Retouchés de la tête aux pieds.

 

 

De Loana à Nabila,

La télé détruit plus qu'elle crée.

Pouvons-nous cesser les dégâts ?

Nous ne sommes déjà pas futés...

 

 

Voyeurisme poussé à l'extrême,

On rit de leurs problèmes fictifs.

Ils se haïssent et puis ils s'aiment,

Se mettent en scène pour que l'on kiffe.

Sous la lumière quelques semaines

Ils s'imaginent une gloire future.

Oui mais à la saison prochaine

On les oublie, c'est quasi sûr.

Censés représenter l'époque

J'ai mal pour notre société.

Ils se croient chics, ne sont que "choc"

Mais cela marche à la télé...

Au fond les pires dans cette histoire

C'est encore nous, les spectateurs.

On "comble" nos vies non pas d'espoir

Mais bien de vide, celui des leurs.

 

 

28-05-13

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