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Moi Par Mois

12 mai 2010 3 12 /05 /mai /2010 02:34


Comme une chienne pour son chien elle l'attend sagement,

Ramasse ses excréments et l'aime tant tendrement.

On peut se demander qui tient vraiment la laisse.

Est-ce donc lui ou bien elle vu comment il la presse ?

Il la balade souvent de nul part à partout

Car elle le suit sans cesse son petit bout de choux.

Sans rien voir du manège dans lequel il l'entraine,

Elle y court comme une chatte et sa pelote de laine.

Lui sur le canapé et elle dans la cuisine.

Ne vous inquiétez pas si cela sent l'urine.

Gendarmes de droite à gauche et oasis étranges,

Quel démon que ce chien qu'elle respecte comme un ange.

Elle rêvait d'un amour puis il est apparu,

Devant elle, tout au fond de cette si sombre rue.

Elle souffrait d'être seul, lui d'être abandonné,

Faut croire que leur rencontre était pré-destinée.

 

 


Il aboie elle arrive

Et pour lui elle se prive

Car pour elle il est tout,

Son amour de toutou,

Car il l'aime, elle l'espère,

Son beau petit pépère.

C'est un esclave canin,

Rien de plus, rien de moins.

 

 

 

[08-05-10]

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7 mai 2010 5 07 /05 /mai /2010 03:25

 

 

J'ai tout perdu, pas eu la chance

De devenir juste l'un des vôtres,

Vous qui avez cette joie immense

Qui vous différencie des autres.

Mais le vent tourne, oui je l'ai cru,

L'espoir en berne moi je vivais.

Comment te dire, je suis déçu

De voir qu'au fond je me mentais

Car toutes les nuits sur le trottoir,

Moi je maudis les gens qui passent,

Ceux-là qui croient avoir le soir

Pour ne pas parler à voix basse.

Sur les cartons, sûr, que c'est dur,

De s'assoupir, de s'endormir.

Sur les cartons, oui je te jure,

Qu'il te semble sombre ton avenir.

Car quand ton ventre est vide et gronde,

Qu'il ne te reste que les poubelles

Pour te nourrir, y a pas grand monde

Qui te comprend, leur vie est belle.

Je pleure souvent ma pauvreté

Car pour les gens je ne suis rien,

Sinon un truc qu'est pas aidé,

Sinon une merde, sinon un chien.

Mais qu'importe ce que vous pensez,

Qu'importe votre joie plus que visible,

Au fond de vous tout est brisé.

Vos sourires sont que peu crédibles.

Bonne humeur sans cesse, sans faiblesse,

Tout semble aller pour vous sans trêve.

Soudain plus personne ne se presse

Lorsque l'on vous demande vos rêves.


Lorsque l'on vous demande vos rêves,

Soudain plus personne ne se presse.

 

 

 

[26-04-10]

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3 mai 2010 1 03 /05 /mai /2010 08:27

 

 

 

Je n'ai plus la force d'être, de paraître, de sembler, de briller, de sombrer, de rêver, de promettre. Je suis faible, je le sais. Que c'est triste d'en être là, être las d'être soi, d'en attendre son décès. Je vous vois, vous envie. On se tue en vivant, en aimant, en croyant qu'on maîtrise notre vie.

 

 

Ce soir s'envole l'espoir aussi loin qu'il est tard.

Revoilà le cafard au risque de décevoir.

Pas de joie pré-mâchée, congelée à jeter

À vos visages faussés, à ce rictus forcé.

 

 

Je n'ai plus le courage de lutter, d'entreprendre, de durcir mon cœur tendre, de courir plein de rage. C'est dommage, je replonge puis me noie dans la soie et le froid d'être moi, dans le mal qui me ronge. Un jour peut-être viendra où le doute, assassin de mes mots, de mon bien, lui aussi s'en ira.

 

 

Ce soir s'envole l'espoir aussi loin qu'il est tard.

Revoilà le cafard au risque de décevoir.

Pas de joie pré-mâchée, congelée à jeter

À vos visages faussés, à ce rictus forcé.

 

 

Les regrets c'est connu. Aucune chance, quel carnage, d'éviter le naufrage. On est toujours déçu. Le temps passe, tout s'efface, des souv'nirs aux sourires. On arrête de courir, de gémir, on se lasse. Le ciel bleu, dans notre âme, s'assombrit, devient gris, nous rendant plus aigri ce qui éteint notre flamme.

 

 

Ce soir s'envole l'espoir aussi loin qu'il est tard.

Revoilà le cafard au risque de décevoir.

Pas de joie pré-mâchée, congelée à jeter

À vos visages faussés, à ce rictus forcé.

 

 

J'abandonne la partie où les dés sont pipés. Je suis nul sans tricher. Je suis nul, c'est fini. J'ai voulu m'en aller dans des sphères inconnues, fuir ce monde qui me tue, ces horreurs perpétuées. Au final j'ai souffert. Voir l'envers du décor, sans entrainer la mort, fait pleurer père et mère.

 

 

 

 

 

 

À faciès dur un cœur qui sombre

Dans la pénombre de ses fissures.

Aux sentiments, inverses, contraires.

À ce bel air que l'on se prend.

À ces espoirs si enfantins

Qu'ils sont très bien pour l'illusoire.

À ces soirées tachées de larmes

Vues comme seule arme pour nos armées.

 

 

 

[30-04-10]

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29 avril 2010 4 29 /04 /avril /2010 01:51

 

http://img402.imageshack.us/img402/5796/leavinghisworkplace.jpg

 

 

http://img511.imageshack.us/img511/9712/australianbeggar.jpg

 

 

Je me lève ce matin

Et j'en ai déjà marre,

La tête dans le cauchemar

Qui ne prend jamais fin.

J'ai les mains dans les poches

Et mon jean est troué.

Je m'en vais retrouver

Ce passé qu'est trop proche.

Tous mes collègues attendent.

Ils me semblent remontés

Car ils ont décidé

De nous mettre à l'amende.

C'est la crise, c'est la crise,

Que ce mot à la bouche.

Je trouve quand même ça louche

Mais qu'importe. Ils nous brisent.

Délocalisation

De l'usine, c'est fini.

Avec leurs chinoiseries,

Ils nous prennent pour des cons.

On a un choix à prendre :

S'envoler pour l'Asie,

Prendre l'argent sans un cri

Ou bien alors se pendre.

On a un choix à prendre :

L'enfer, le paradis,

Être le mur, les débris,

Être les flammes ou les cendres.

 

 

Ma p'tite spirale, t'es infernale.

J'ai essayé de te déjouer.

J'ai fait que dalle, j'ai même eu mal

Et ça y est tu m'as fait tomber.

Petite spirale, toi qui es belle,

Peux-tu me dire pourquoi t'es là

À ne faire que brûler mes ailes

Pour me voir tomber de ce toit ?

Petite spirale t'es qu'une salope.

J'ai beau crier j'ai plus d'espoir.

Tu m'éloignes tant du top du top

Que tout autour ce n'est que noir.

 

Ma p'tite spirale, petite spirale,

Petite spirale, oui, non merci,

Ma p'tite spirale, toi l'infernale,

Pour avoir juste détruit ma vie.

Ma p'tite spirale, petite spirale,

Ma p'tite spirale, t'es infernale.

T'es infernale, t'es infernale.

Ma p'tite spirale, tu me rends pâle.

 

 

Je me lève ce matin,

La tête dans le fessier

Encore à rechercher

Un emploi pour demain.

C'est sûr c'est pas la fête.

Je n'ai rien pour combler.

Mes ennuis, mon aimée,

Mes envies et mes dettes.

Le pôle emploi essaie

De m'aider, plus ou moins,

Sans succès, je le crains.

Je bois et je me tais.

La maison est trop grande

Depuis que seul j'y vis.

Assurances on oublie.

Est-ce mieux ? Je me demande.

Un soir la cuisinière,

Pas éteinte, comme toujours,

Embrasse les abats-jour

Pour que la nuit s'éclaire.

J'en ressors sans dégâts.

Ce serait trop facile

Que de couper le fil

Qui me traine vers le bas.

J'en ressors sans dégâts

Comme ma veste. Je l'enfile

Et je file vers la ville

Pour squatter chez les gars.

 

 

Ma p'tite spirale, t'es infernale.

J'ai essayé de te déjouer.

J'ai fait que dalle, j'ai même eu mal

Et ça y est tu m'as fait tomber.

Petite spirale, toi qui es belle,

Peux-tu me dire pourquoi t'es là

À ne faire que brûler mes ailes

Pour me voir tomber de ce toit ?

Petite spirale t'es qu'une salope.

J'ai beau crier j'ai plus d'espoir.

Tu m'éloignes tant du top du top

Que tout autour ce n'est que noir.

 

Ma p'tite spirale, petite spirale,

Petite spirale, oui, non merci,

Ma p'tite spirale, toi l'infernale,

Pour avoir juste détruit ma vie.

Ma p'tite spirale, petite spirale,

Ma p'tite spirale, t'es infernale.

T'es infernale, t'es infernale.

Ma p'tite spirale, tu me rends pâle.

 

 

Je me lève ce matin,

Un peu mal à la tête.

Le pavé c'est pas chouette

Pour dormir, j'en conviens.

Les gars qui m'hébergeaient,

Les vrais amis d'avant,

M'ont dit « allez, bon vent ».

Jeté comme un déchet.

Pas une pièce, pas un sou,

Pas envie de mendier

Alors pour attirer

C'est simple, je joue le fou.

Je n'ai rien, que l'histoire

D'un ancien ouvrier

Si triste qu'elle fait pleurer

Des torrents qu'il faut boire.

Les clochards ont des chiens

Qui les suivent et qu'ils aiment.

Mais moi j'ai un problème :

Pas un veut être le mien.

On m'oublie, on m'ignore.

Ma famille ne l'est plus.

Comme un ange qu'est déchu

Mes enfants me croient mort.

On m'oublie, on m'ignore.

Les passants dans la rue

Verront la corde tendue

Aussi raide que mon corps.

 

 

Ma p'tite spirale, petite spirale,

Petite spirale, oui, non merci,

Ma p'tite spirale, toi l'infernale,

Pour avoir juste détruit ma vie.

Ma p'tite spirale, petite spirale,

Ma p'tite spirale, t'es infernale.

T'es infernale, t'es infernale.

Ma p'tite spirale, tu me rends pâle.

 

 

[28-04-10]

 

 

PS : Texte écrit en très peu de temps hier soir après avoir écouté la nouvelle chanson de Damien Saez, "ma petite couturière" téléchargeable sur son site http://saez.mu Nouvel album en Octobre 2010. Oh yeah !!!

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28 avril 2010 3 28 /04 /avril /2010 02:26

 


L'heure du constat petit Noël,

Non la vie n'est pas un cadeau.

Tu t'es pris plein de coups de pelle

Dans la cervelle et puis le dos.

Comme un enfant qui, trop sérieux,

Dit alors « t'es plus mon copain »,

T'as dit adieu au toi joyeux,

« Ne m'attend pas sur le chemin ! »

Deux trois épreuves, quelque peu fortes,

Auxquelles sans lutte t'as succombé

Mais tant que ton âme n'est pas morte

Tu ne peux pas abandonner.

Petit Noël réveille-toi,

Ne te laisse pas baisser les bras.

Petit Noël laisse donc la joie

Venir en toi, elle t'aidera.


L'heure du constat petit Noël,

Non la vie n'est pas un cadeau.

Tu n'as même pas prié le ciel

Pour t'apaiser de ton fardeau.

Depuis ce jour tu traines des pattes,

L'esprit rempli de ces noirceurs.

Depuis ce jour rien ne t'éclate.

Allez lève-toi, non n'aie pas peur.

Trouve-donc des buts qu'il faut atteindre,

Des objectifs à accomplir.

T'y parviendras, viendra se peindre

Sur ton visage un beau sourire.

Petit Noël tout n'est pas sombre

Dans l'ombre du bonheur qui renait.

Petit Noël qui dit décombres

Dit reconstruction juste après.


L'heure du constat petit Noël,

Non la vie n'est pas un cadeau.

Il faut être fort, pas être frêle

Pour pouvoir bien y voir du beau.

Les poings serrés, la gueule ouverte,

Je veux te voir tout contester.

Tu tomberas des fois, oui, certes,

Pour toujours mieux te relever.

Pas être seul te sauvera

De la solitude assassine.

Tes amis tu les garderas

Pour qu'enfin toute la peine s'incline.

Petit Noël t'as ma confiance.

Tu deviendras quelqu'un de bien.

Petit Noël parle pas de chance,

C'est que t'es fort si t'y parviens.

 

 

 

[27-04-10]

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21 avril 2010 3 21 /04 /avril /2010 04:27



A la recherche des mots perdus, dans mes pensées,

Je cours sans cesse comme le ferait un forcené

Qui sprint à première vue juste pour des pacotilles

Mais qui deviennent trésor, comme pour l'enfant ses billes.

Ils viennent, ils partent, reviennent, repartent, se jouent de moi.

J'en souffre. Il m'arrive de bafouiller devant toi.

Que tout est noir quand notre mémoire est défectueuse.

Quels sont les mots qualifiant ces envies furieuses,

Envies de meurtre, d'amour, de joie, qui me taquinent ?

Je ne sais pas. C'est cela même qui me chagrine.

Besoin de rien de plus. Je me brime donc m'abime.

Je ne suis bon à rien sinon faire quelques rimes.

Me revoilà encore à pleurer sur mon sort.

Tout n'est pas sombre, sur les feuilles blanches je les essore,

Et en ressortent de mes idées à mes folies

Tristes histoires histoire de jouer, ces mots sans bruit.

Ce manque de vocabulaire à l'oral me tue.

Le pire c'est que le mot je le sais, je l'ai su.

Toujours à me dire je ne dois pas être le seul

Mais le doute plane et planera jusqu'au cercueil.

Toujours à me dire qu'il y a plus grave, plus moche.

Les mots qui s'évadent de ma bouche sont dans mes poches,

Qui sont trouées, c'est bien là le problème je crois.

Je bloque, je balbutie. C'est du noir que je broie.

A la recherche des mots perdus, je suis paumé

Entre folie et Alzheimer, donc où aller ?

La toile de mon cerveau n'est autre qu'un labyrinthe

Sans fin. J'espère que ma mémoire n'est pas éteinte.

Je ferme les yeux en espérant que cela m'aide

A franchir ces ravins, à grimper ces côtes raides,

A échapper à ce destin si peu précis,

A passer sous les ponts, ainsi rester en vie.

Les mots rentrent par une oreille et ne ressortent pas

Mais quand je veux ils ne viennent pas, pourquoi cela ?

Serait-ce de là que provient mon manque de confiance ?

Est-ce donc pour ça qu'en moi j'ai une totale méfiance ?

Quoi qu'il en soit, il n'y a rien que je puisse faire.

Cela va-t-il aller mieux ? Encore un mystère

Qu'il me faut éclaircir. Éclairer à la torche

Mes idées, mes pensées à genoux sous ce porche,

J'ai l'air d'un vagabond un peu tordu quand même.

Qu'importe, je ferais tout pour résoudre mon problème.

Je prie les dieux, déesses et la famille avec.

Que j'en ai marre. Veuillez excuser ces mots sec.

A la recherche des mots perdus dans l'air j'aspire,

J'inspire sans expirer, ce n'est pas mieux, pas pire.

Mes rires deviennent nerveux, mes larmes, elles, sont voulues.

C'est s'être perdu à la recherche des mots perdus.

 

 

[18-04-10]

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15 avril 2010 4 15 /04 /avril /2010 04:41

 

Je n'ai que faire des morts, des guerres.

Non rien à foutre que tout explose

Car comme le dit si bien mon père

Faut bien mourir de quelque chose.

Nous sommes vivants, nous sommes mortels.

Que c'est mortel cet inconnu!

Toi qui as peur, toi qui es belle,

Viens donc me voir. Mettons-nous nu.


Plus aucun temps pour romantisme,

Tout est plus cru, tout est plus clair.

Plus d'espoir pour le féminisme.

Viens donc me montrer ton derrière.

La gentillesse s'est fait bouffer

Jusqu'à la moelle. Fous toi à poil.

Cesse de rêver, de regarder

Au-dessus de toi les étoiles.


Elle reste toute seule, la pauvre lune,

Que jadis on voulait offrir.

Maintenant partouze sur les dunes

Où jadis on allait courir.

La fin d'une ère, la fin d'un temps

Où nous n'étions que des menteurs.

Soyons plus grands, soyons plus francs.

De toi je ne veux pas ton cœur.


Fin des diners à la chandelle.

Entre les lèvres plus de roses rouges.

Plus personne ne regarde le ciel.

Faut que ça bouge, faut que ça bouge.

Le prince charmant n'existe plus

Dans les esprits de ces gamines.

Si jeune déjà le string au cul,

À juste vouloir sucer des pinnes.


Les vieux sont morts, ou bien vont l'être,

En regrettant les actes manqués.

Les jeunes nés ou ceux qui vont naître

Aiment essayer, vont tout tenter.

Les excès sont la norme pour tous,

Faut bien mourir de quelque chose :

De cette blonde, cette brune ou cette rousse,

D'amour, de haine ou d'overdose.


Les filles qui passent à la casserole

Se shootent pour supporter les gars.

Les jambes en l'air, elles planent, elles volent.

Quand elles retombent elles tombent bien bas.

C'est triste à voir mais c'est comme ça.
Génération j'y vais à fond.

Pas protégés car ils n'aiment pas.

C'est à croire qu'ils ne tournent pas rond.


Les opposants de ce courant

Ne peuvent utiliser la rage

Pour redevenir comme avant.

Le seul courage est d'être sage.

L'amour on ne le ressent plus,

On le fait juste sans le comprendre.

Toutes les premières fois ont déçu.

Il suffirait de leur apprendre.


Adieu Roméo et Juliette.

Du temps perdu, c'était l'enfer.

Un petit coup dans les toilettes

Vaut bien de longs préliminaires.

Adieu poète, adieu prophète,

Ils n'ont pas aimé vos histoires.

Ils peuvent enfin tous faire la fête

Parce qu'ils n'ont plus de devoirs.


La fin d'une ère, la fin d'un monde,

Que l'on considérait raté,

Que l'on considérait immonde.

La fin des actions raisonnées.


 

 


[15-04-10]

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12 avril 2010 1 12 /04 /avril /2010 04:50



Je les aime toutes, mes beaux problèmes,

Mes beaux délices, que j'en frémis

À tort, à raison et à vie.

Je les chante même dans mes poèmes.

Je les aime toutes mais peut-être trop.

Comme une drogue dure, si pure, si sûre.

On s'aime caché sous la censure.

On s'aime, on s'aime, mon dieu c'est beau.

Je les aime toutes, pas d'exceptions

Quand à genoux elles me sourient.

Quand elles s'oublient, oh oui, je prie

Pour que cela dure pour de bon.

Je les aime toutes, je ne mens pas,

Ou au moins pas pour cette fois-ci.

Je les vois tel un paradis

Que je dois atteindre pas à pas.

 


Qu'elles soient tristes à mourir,

Ou heureuses à faire rire,

Qu'elles m'inspirent, qu'elles m'attirent,

Ou qu'elles me fassent partir,

Qu'elles soient bonnes, à tout faire,

Qu'elles soient bonnes en affaires,

Qu'elles s'amusent à me plaire,

A parler, à se taire,

Qu'elles rigolent à pleurer,

Qu'elles soient sages, délurées,

Qu'elles me fassent délirer

Sur ce monde fou à lier,

Qu'elles décrochent quand ça sonne,

Qu'elles chialent dans l'interphone,

Qu'elles se donnent, qu'elles soient connes,

Ou bien même qu'elles soient nonnes,

Qu'elles soient jeunes ou vieilles peaux,

Ratées ou sans défauts,

Celles qui me font défaut,

Qu'elles soient celles qu'il me faut,

Qu'elles soient aimantes, amantes,

Qu'elles soient cool, qu'elles soient chiantes,

Qu'importe puisqu'elles me hantent,

Qu'elles me mentent, qu'elles me tentent,

Qu'elles soient mes sœurs, mes mères,

Qu'elles soient tout un mystère,

Qu'elles ne soient pas très claires,

Qu'elles me trainent au cimetière,

Qu'elles courent après l'amour

Toutes nues dans les carrefours,

Qu'elles aient de beaux pourtours

Ou non, qu'elles partent un jour,

Qu'elles aient amours ou frères,

Protecteurs comme un père,

Qu'elles soient dans une galère,

Pour elles je croise le fer,

Qu'elles aient grandi trop vite,

Qu'en elles Satan habite,

Qu'elles soient riches ou sans gîte,

Qu'elles me prennent puis me quittent,

Qu'elles soient si frêles, si frêles,

Qu'elles soient si belles, si belles,

Qu'elles aient ou non des ailes,

Je les aime, je les aime.

Qu'elles soient si fortes, si fortes,

Qu'elles soient moches comme une porte,

Qu'elles soient vivantes ou mortes,

Je les aime, je les aime.

 

 

Je les aime toutes, mes beaux problèmes,

Mes belles folies, moi sûr j'en tremble.

Elles et moi, comme on se ressemble.

Faites que je récolte ce qu'elles sèment.

Je les aime toutes mais peut-être trop.

J'en suis malade, cela me mine.

J'ai trop de choix, elles se déclinent

En plus de versions qu'il n'en faut.

Je les aime toutes, pas d'exceptions.

Mon cœur s'enflamme, mes yeux qui crament.

Le cerveau atteint et puis l'âme.

Le partage est la solution.

Je les aime toutes, je ne mens pas.

Dans leurs bras je veux la chaleur,

Mes braises s'éteignent loin de leur cœur.

Je ne peux vivre loin d'elles je crois.

 

 

 

[09-04-10]

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9 avril 2010 5 09 /04 /avril /2010 04:33

I'm pleased to hear from you,

To know everything new,

The things you have to do.


I'm grateful for your call.

It helps to calm my soul.

Thanks to you I won't fall.


Not that I'm depressive,

That alone I can't live.

Not that I'm feeling bad.

Not that I'm getting mad.

Not that I'm nostalgic,

That my case is critic.

Not that I hate life here,

Not that I'm under fear.


I'm pleased to keep in touch,

To hear your voice and such.

To speak, you miss the lunch.


I'm grateful for you mail.

It helps me to not fail

And to not leave the rails.


Not that I'm depressive,

That alone I can't live.

Not that I'm feeling bad.

Not that I'm getting mad.

Not that I'm nostalgic,

That my case is critic.

Not that I hate life here,

Not that I'm under fear.


I'm pleased to your presence.

While I'm taking a chance,

You follow me from France.


I'm grateful, more and more,

For everything you've done.

See you soon on the phone.

 


[05-04-10]

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9 avril 2010 5 09 /04 /avril /2010 04:27

 

 

I am lying on the ground

Of the bloody no-man's-land.

There are dead bodies around.

I'm scared of what's going on.

I've done nothing in my life.

I have just met my poor wife

And all I got is that knife

Stuck in my arm. Bloody hell!


I can't remember my side.

I need to go for a ride.

To breathe, even if I tried,

Was quite too hard and I cried.

I really need to move fast.

I have to leave the dark past

'cause I want to be the last

Of the soldiers. Bloody hell!


Perhaps you sleep peacefully.

Perhaps life makes you crazy.

Perhaps you want to see me

Or you try to forget me.

The mud on my face is dry.

I'm thinking of you and cry.

What if all you did was lie

To me 'bout love? Bloody hell!


Now I can't trust anyone.

I'm going back to the town.

In the crowd I feel alone.

I've got nothing, just a coin.

I have to learn how to smile,

To put memories on file,

For a new job to apply.

Start a new life. Bloody hell!

 


But we can't find humankind any more

In battlefields, cities. That's our weakness.

But we can't find someone's kind any more.

It's the end of fairy tales with princess.

But we can't find humankind any more.

Of what we have become I am not glad

But we can't find someone's kind any more.

And believe me, that is so fucking bad.

But we can't find humankind any more.

Yes we can't find someone's kind any more.

 

 


[04-04-10]
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