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Moi Par Mois

6 octobre 2012 6 06 /10 /octobre /2012 23:23

 

Alors que je n'ai que peu de temps à m'accorder en raison de mes cours et des cas que nous devons préparer en groupe, je me vois réfléchir à divers projets, un coup photographiques un coup d'écriture. Suis-je malade ? Veux-je définitivement tuer toutes mes nuits et ne dormir plus que deux/trois heures par jour ? Ou bien ai-je l'impression d'être un peu à la traîne puisque les personnes qui m'entourent (que ce soit dans ma classe, dans ma famille, dans mon cercle d'amis voire sur twitter) parviennent sans mal à être productives et créatives sans avoir besoin davantage de temps ?


Être passionné est à mes yeux une chance. J'aime, je dirais même j'adore, la photo et l'écriture. Rien de nouveau sous le soleil. Cependant, bien que ce blog et flickr me permettent de m'exprimer à ma manière, je ne suis pas certain que ce soit suffisant. À vrai dire, j'aimerais bien aller plus loin, plus en profondeur, accorder la majeure partie de mon temps à l'une ou l'autre de ces activités. Et puis, quitte à rêver, pourquoi pas aux deux ! Me lancer dans une vraie série photographique, réfléchie et tout et tout, ça serait cool ! Écrire un roman ou au moins un recueil de poèmes/nouvelles lié(e)s entre eux(elles), ça serait cool ! Oui mais je suis encore étudiant et je vais bientôt arriver sur le marché du travail, un petit nouveau qui va chercher à se faire une place dans une entreprise, une grande entreprise, où il y a déjà plein de personnes.


Alors voilà, certes j'aimerais bien additionner les projets (et tant pis si j'en abandonne pourvu que j'en termine quelques-uns) mais pour autant je souhaite réussir mon lancement dans la « vraie vie » (bien sûr je mets vraie vie entre guillemets parce que je n'ai pas eu l'impression jusqu'ici d'en vivre une fausse... mais bon, vous savez, la vraie vie, le moment où on gagne la sienne, où on est pleinement autonome, où on est en roue libre en bref, blablabla) ! En considérant ma vie professionnelle comme le plus important projet que j'ai à mener dans l'immédiat, je me rassure. Donc pour conclure, je vais arrêter de me prendre la tête comme je viens de le faire à l'instant, je vais rester curieux et prêt à débuter tout projet à partir du moment où j'ai des idées tout en ne passant pas mes journées à chercher quelque chose à créer ! Qu'en pensez-vous ?


Je me doute que cela ne vous concerne pas, que c'est du déballage de pensées sans intérêt, que vos projets vous préoccupent assez pour vous intéresser à ce que j'écris, mais je vous remercie tout de même d'avoir lu cet article rédigé à l'instant. J'aime partager ce que je pense, c'est peut-être agaçant de votre point de vue, du mien c'est un prétexte à l'échange. Alors échangeons !

 

06-10-12

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3 octobre 2012 3 03 /10 /octobre /2012 00:23

 

Les gens souriants dans le métro

Me redonnent un soupçon d'espoir.

Même si ce n'est qu'une goutte d'eau

C'est la preuve que tout n'est pas noir.

J'aimerais bien les enlacer,

Les remercier pour ce rictus,

Mais trop souvent c'est compressé

Que j'erre seul jusqu'au terminus.

Alors tant pis, je me rabats

Sur mon portable et les mémos.

J'écris des mots de-ci de-là

Pour décrire ce que je trouve beau

Dans ce moyen de transport laid

Que je hais plus que je ne l'aime,

Dans ce Paris, le seul, le vrai,

Très loin du Paris des poèmes !

 

27-09-12

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16 septembre 2012 7 16 /09 /septembre /2012 02:52

 

Moi je m'incline, courbe l'échine

Devant deux trois formes féminines.

Moi j'en rêve qu'elles soient fortes ou fines

Et dans leurs bras je m'imagine.

Mais bien sûr quand cela arrive

Sans faire attention je dérive

Et j'atteins par mégarde la rive

Des gens qui du bonheur se privent.

Je vais trop vite, jamais profite,

Toujours plus con j'attends la suite.

Mais non, que dis-je, je prends la fuite

Craignant qu'elles disent un « je te quitte ».

Clair qu'à s'enfuir on ne vit pas,

Qu'on passe de la vie au trépas.

Dis-moi pourquoi je sonne le glas

Lorsqu'il faut t'emboîter le pas ?

Allez viens, aide-moi mon cœur.

Allez viens, soigne-moi docteur.

Je vais t'obéir professeur.

Apprend-moi à lutter la peur.

 

 

Moi fuyard amoureux,

Moi peureux, moi sale couard.

Moi c'est plus que j'en peux

D'être seul dans le noir.

 

 

Moi je déprime, vois les abîmes

Qui se rapprochent et puis m’abîment.

Les femmes sont belles, celles qui déciment

L'homme qui pour soi a peu d'estime.

Bien sûr je parle de moi encore.

Je parle d'amour, de joie, de mort.

Je parle, je parle et tu t'endors.

Oui toi tu dors jusqu'à l'aurore.

Quand l'une de vous, pleine de beauté,

Dans mon esprit semble voler

Ta place, pourtant pré-réservée,

Je me retrouve désemparé.

Est-ce une copie ou bien est-ce toi ?

En qui devrais-je avoir la foi ?

Que faire si je t'écarte de moi

Sans le vouloir ou par émoi ?

Allez viens, aide-moi mon cœur.

Allez viens, soigne-moi docteur.

Je vais t'obéir professeur.

Apprend-moi à lutter la peur.

 

 

16-09-12

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14 septembre 2012 5 14 /09 /septembre /2012 23:11

 

Je me suis réveillé avec une vérité en tête : dormir et manger sont des pertes de temps ! Bambin je le pensais/disais déjà, or ne dit-on pas que la vérité sort de la bouche des enfants ? Déjà quarante-quatre ans que je cumule les heures perdues. Il serait temps que j'en profite enfin ! C'est pourquoi, à peine levé, je m'en vais voir des amis. Je prends la route et bien que je la connaisse, j'ai l'impression de la redécouvrir. Arrivé chez mes potes, ils n'y sont pas. Je vais voir ma fille mais elle est également absente. Mais merde, où se trouvent-ils tous ? Suis-je en train de rêver ? Je pensais pourtant avoir été clair : je ne VEUX plus dormir ! Je me pince, je me cogne, mais rien n'y fait, je ne me réveille toujours pas dans mon lit. Alors que j'étais dans ma voiture, prêt à rentrer dans un mur pour provoquer un gros choc, je me suis soudainement souvenu que mes amis étaient très probablement au travail et ma fille en cours. Stupid me! Pas grave, je les appellerai. Pour l'heure, il va falloir trouver de quoi m'occuper et rattraper le temps perdu. J'ai tant de choses à faire, tant de projets avortés à faire renaître, de rêves que je pensais inaccessibles qui ne se trouvent qu'à quelques centimètres de mes bras... Je suis un nouvel homme. Et je l'aime bien celui-ci, bien plus que l'ancien-moi!

 

Bref, je rentre chez moi, monte à l'étage, ouvre la porte du grenier, essaie de l'ouvrir en fait puisqu'il manque la clé, redescend la chercher, la retrouve, remonte, l'insère dans la serrure, ouvre la porte, fais deux trois pas à l'intérieur et me retrouve au beau milieu d'un nuage de poussière. Après avoir retrouvé le calepin dans lequel j'écrivais tout ce qui me passait par la tête au collège, je me pose dans un vieux canapé recouvert d'un plastique et débute la lecture. Premier constat : je ne savais pas écrire ! Des fautes par-ci, par-là, partout. Deuxième remarque : j'étais on ne peut plus amoureux. Jamais de la même, mais c'était toujours la bonne. Ce petit Roméo me manque parfois. Après avoir recopié une liste de choses à absolument faire dans ma vie sur une feuille volante à petits carreaux, je me lève du sofa, redescends et retourne dans ma ville natale.

 

Me voilà arrivé ! Amusant comme tout à odeur de moisi ici, comme si l'air est le même qu'il y a trente ans. S'il y a bien une chose qui a changé ce sont les personnes : toutes plus faibles, plus petites, plus vieilles en fait ! Je trace mon chemin jusqu'à la maison familiale. Impossible de se tromper, c'est la mieux entretenue du quartier. Les fleurs sont belles, la haie taillée, la peinture refaite, c'est bon d'être rentré quand même. « À taaaaaable ! » Aucun doute possible, ils sont présents tous les deux et je sais déjà que maman est en pleine forme si j'en crois son cri qui a (bercé serait trop doux) rythmé ma jeunesse. J'ouvre la porte et me retrouve face à un miroir déformant. Que j'aurais pu croire, ce n'est que mon père au sommet de sa forme : traînant des pieds par terre, pas rasé, le sourire absent, le ventre pendant, les muscles absents apparents grâce à son débardeur trop grand. Arrive alors maman, son opposé. Ses pas ne touchent pas le sol, ils flottent dans l'air. Pas un sourcille ne dépasse ses frères. Sur son visage trône un rictus que je devine forcé. Au travers de sa robe moulante ses abdos me font coucou. « Que viens-tu faire là ? » « Voir ma vieille en espérant que ce soit la dernière fois ! » Oui, nous ne sommes pas forcément très aimables entre nous, vieille habitude prise à l'adolescence. Je leur explique ce que je viens de vous raconter et je leur demande : « Vous sauriez ce qu'est devenue Julie Dupré ? » Mon papa, qui était alors resté muet, fit un pas en avant et me dit d'une voix grave : « Je crois que c'est l'institutrice de Aublé, tu sais le village à 2,5 km ! » Je lui murmure un timide merci, reprends ma voiture tout en oubliant que ma mère m'avait déjà installé une assiette pour manger avec eux. Tant pis, ce sera pour une prochaine fois !

 

Me voilà arrivé ! Ce que mon père avait oublié de me dire c'est que ces 2.5 km étaient à vol d'oiseaux et que donc, dans nos montagnes, cela équivaut à environ une heure de route... Passons là-dessus (même si cela m'a quand même sacrément énervé sur le moment, d'ailleurs encore un peu maintenant, voire beaucoup, m'enfin je n'ai pas non plus envie de ne parler que de ça, d'autant plus que vous devez vous en foutre un peu) et revenons à nos moutons. En descendant de la voiture, je sais déjà que je n'aurai pas besoin de demander mon chemin, il me suffira de suivre les cris du troupeau de futures grandes personnes. On peut se demander s'ils jouent ou s'ils sont torturés. En tout cas nos oreilles saignent assurément. Histoire de faire bonne impression, je saute par dessus le muret qui sépare le trottoir de la cour de récréation. Les gosses m'encerclent immédiatement avec des regards admirateurs. Julie, elle, s'approche plutôt avec un regard surpris voire inquiet. Je ne lui laisse pas le temps de dire un mot, je colle directement mes lèvres sur les siennes et l'embrasse. Puis m'en vais comme je suis arrivé. Ma femme n'aurait pas aimé mais l'enfant qui sommeille en moi était plus que satisfait.

 

Bon, quelle est la suite du programme ? Provoquer une bagarre, faire l'amour à une inconnue, visiter la Russie en voiture, parcourir la muraille de Chine en courant, prendre en photo les magnifiques paysages de Nouvelle-Zélande, essayer toutes les drogues, sourire une journée complète, essayer tous les alcools, aller voir un match de basket aux États-Unis, voir et toucher le Loch Ness, ramener des éclats d'étoile, faire la manche... Alors, par quoi poursuivre ?

 

(partie 1/2 : 14-09-12)

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8 septembre 2012 6 08 /09 /septembre /2012 21:05

 

Marchons sur les pavés dorés de l'avenir. Cessons pour un instant de pleurer sur notre sort. On comptabilise plus de rires que de soupirs malgré les aléas. Après tout on s'en sort. Parce qu'on est fort, on est beau et on a des tripes. Parce qu'on a trop souvent déjà baissé les bras. Parce qu'on a beau dire, pour nos filles et fils on flippe. Parce qu'on a plus le choix de rejoindre le combat. Alors on parle du paradis et on y croit en espérant qu'il nous soit encore accessible. Ce n'est plus du noir mais des couleurs que l'on broie. On apprend aux bambins d'être heureux, c'est possible. Nous maîtrisons la théorie, l'avons couchée sur le papier pour ne jamais nous en défaire. Rêvons que la pratique ne soit pas éloignée de nos propos choisis dont les anciens sont fiers. Voguons sourires aux lèvres sur la mer du futur. Elle peut être mouvementée mais nous le savons bien. Suffit d'apprendre à naviguer, c'est pas si dur quand on est sûr de soi, quand on a peur de rien. La tête dans les étoiles mais les pieds bien au sol nous allons avancer avec sérénité et si un jour on tombe ce serait pas de bol mais cela nous permettrait de nous relever. Ce n'est peut-être qu'une utopie mais on s'en moque, le monde dans lequel nous vivons n'est pas si moche. Le monstre qui nous ronge est sans doute dû à l'époque mais notre volonté est bien gravée dans la roche. La réalité n'est que ce que l'on en fait et nous voulons qu'elle soit belle d'une beauté sans faille. Finis les cauchemars, les démons qui nous hantaient car trône sur nous un grand ciel bleu où que l'on aille.

 

8-9-12

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29 août 2012 3 29 /08 /août /2012 21:30

 

 

Ton affabilité
Me paraît hypocrite.
Y a-t-il des infos
Qui te feraient défaut ?
Je crois avoir compris
Que tu pratiques un rite
Permettant de tromper
Tes « ami(e)s » s'il le faut.
Sûr tu n'es pas la seule
Mais peut-être bien la pire
Que je côtoie un peu,
Beaucoup, assez voire trop.
Maintenant que je sais
Dis-toi qu'à l'avenir
Je ne fais plus partie
Des bonnes poires et poireaux.


Tu joues à être amie
Avec tes ennemis
Que nous sommes tous, oh oui,
À tes yeux. Quelle folie !


Longtemps je t'ai écrit
Pour avoir des nouvelles
Sans raisons sinon celle
De garder une « potesse »
Mais quand toi tu le fais
C'est loin d'être pareil.
Tous tes mots sont suspects
Tout comme ta politesse.
Ça commence en « Salut »,
Se termine en « Bisous »,
Puis au milieu ne prime
Que ton propre intérêt.
Des mois sans aucun signe
Et soudain, tout d'un coup,
Tu essaies de faire croire
Que ma verve te manquait.


Tu joues à être amie
Avec tes ennemis
Que nous sommes tous, oh oui,
À tes yeux. Quelle folie !


Quand il te manque un truc

Tu envoies des textos,

Des emails, tu appelles,

Puis lorsqu'on te répond

Tu nous couvres de questions

À la pelle, au tracto'.

Le pire est que ça marche

Puisqu'on est bon et con

Mais je t'ai prévenu,

C'est fini maintenant.

J'ai hâte de voir ta tête

Quand nous te dirons « non ».

Tu n'es pas notre reine,

Encore moins une enfant,

Il serait peut-être temps

D'évoluer pour de bon.


Tu joues à être amie

Avec tes ennemis

Que nous sommes tous, oh oui,

À tes yeux. Quelle folie !


Tu nous vois concurrents

Du point de vue formel

Mais sais-tu que nous sommes

Bien plus fort à plusieurs ?

À vouloir tout avoir

Tu es seule, tu es celle

Que l'on voudrait semer,

Qui se croit la meilleure.

Par excès de bonté

Je ne peux qu'essayer

De t'aider et lister

Des conseils pour ton bien.

Profiteuse tu étais

Donc pour te transformer

Intéresse-toi aux autres

Et oublie tes besoins.


 

30-08-12

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24 août 2012 5 24 /08 /août /2012 16:57

 

Je ne sais pas quoi dire,

J'ai rien à raconter.

Il ne me reste qu'écrire

Des imbécilités.

Mais ça pourrait être pire,

Je pourrais partager

Mes rêves, mes souvenirs,

Tous les plus dérangés.

Je te vois qui respire

Te sentant soulagé

Mais efface ton sourire,

Je n'ai pas terminé.

Si quelque chose m'inspire

Je vais recommencer

À partager mes dires,

La moindre de mes pensées.

Dis-toi qu'il faut en rire

Sinon tu vas pleurer

Ou tu n'as qu'à pas lire

Ce que j'ai publié.

 

 

24-08-12

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16 août 2012 4 16 /08 /août /2012 09:55

 

Dieu est sourd et aveugle. Peut-être même muet. Ou bien simplement fainéant. J'opte plutôt pour cette dernière option. Ne dit-on pas qu'il nous a fait à son image ? On le prie, on le chante, on en rêve... il nous crève ! Nous devons être bons les uns envers les autres mais lui n'en a pas l'obligation. Pourquoi ça ? Parce que nous ne sommes pas ses égaux ? Si vous voulez tout savoir, je pense qu'il a un problème d'ego. Une fois encore, cela correspond parfaitement à notre profil. Si les croyants voulaient vraiment le voir et/ou l'entendre, ils cesseraient tous de l'appeler et commenceraient à l'ignorer. Tout le monde veut être reconnu et personne ne supporte l'ignorance. Pas même lui. Probablement. Alors peut-être nous ferait-il un geste pour nous affirmer son existence, sa présence, et autre chose que des catastrophes naturelles qui, autant le dire, nous font le haïr plus encore. Encore faut-il qu'il existe.

 

16-08-12

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22 juillet 2012 7 22 /07 /juillet /2012 09:08

Dijon, parc derrière la gare

 

 

Il fait beau. L'herbe est verte, plutôt haute en raison des nombreuses dernières pluies. Bien que nous sommes en été nous ne sommes plus habitués au soleil et à la chaleur. Pour preuve, j'ai pris un gilet « au cas où ». Posé sur un banc collé à une haie j'observe. En face de moi se trouvent des fleurs : rien de bien intéressant. Cependant, sur le banc à ma droite, deux personnes attendent et parlent entre eux. Le regard de celui le plus loin de moi me fait imaginer des choses. En effet, tout à l'heure, lorsqu'une petite fille passait avec ses parents devant nous, il la regardait non pas avec de la tendresse mais plutôt avec de la peur voire de l'agressivité. Quelqu'un qui n'aime pas les enfants ? Possible. Quelqu'un qui ne sait pas comment se comporter en leur présence, assurément. À l'entendre parler je me dis qu'il doit avoir un problème. Je tire des conclusions hâtives et m'en veux pour ça. Mais, sachant qu'il y a un hôpital psychiatrique non loin et que les patients ont probablement davantage de visites de leur famille le week-end, ne se pourrait-il pas que... Et voilà, encore à préjuger les choses. Les oiseaux chantent, les enfants crient, les trains démarrent. Quel vacarme ! Paradoxalement, ce bruit m'apaise et me fait penser aux vacances si proches. Une grand-mère montre à son petit-fils des grenouilles puis s'en va. Des fourmis dans ma jambe gauche, je décide de changer de position pour écrire. Jusqu'à ce que ces fourmis se propagent dans l'autre jambe... J'étais sorti pour photographier des gens, me voilà à faire un paysage de ce qui m'entoure avec des mots. L'homme dont je parlais tout à l'heure (avec le regard) a les yeux rivés cette fois-ci sur moi. Je détourne le regard et écris ces mots. Je l'imagine en train de se demander ce que je fais. C'est vrai que nous ne sommes plus dans l'ère du scriptural. Des cyclistes passent, un couple, un grand-père seul, et un vent frais apparaît. Tentant de remettre mon gilet sur les épaules mais je tiendrai bon, je n'ai pas encore la chair de poule. Un monsieur, la bonne soixantaine, cheveux blancs ébouriffés, zone dans le parc une main dans la poche et l'autre à tenir sa veste de costard sur son épaule droite. D'un pas lent il avance en distribuant des sourires à qui veut bien en recevoir. Puis son opposé arrive : une grand-mère au visage si dur qu'on ne peut que se poser la question suivante : que lui est-il arrivé dans sa vie ? Elle s'installe sur le banc qui se trouve à ma gauche, la canne entre ses jambes et des lunettes de soleil sur le nez. Nous sommes à l'ombre. Étant le seul avachi, je me redresse. Une madame fantasmatique promène son chien. À moins que ça ne soit lui qui la promène vu qu'il choisit le chemin qu'ils empruntent. Les deux hommes à ma droite s'en vont et suivent la dame, très probablement ensorcelés. Je lâche trois secondes mon calepin et mon stylo pour photographier la vieille dame au sourire absent. Impossible d'avoir son non-rictus, elle regarde ailleurs. Ah, ce sont deux amies à elle qui arrivent. Je les entends dire « Il ne faut pas dire que ça ne va pas ! ». Me disant que j'ai sûrement mieux à faire que de rester là à les écouter, je récupère mes affaires et m'en vais. Quelle direction ? Qu'importe.

 

 

21-07-12

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15 juillet 2012 7 15 /07 /juillet /2012 11:56

 

Il faudrait prendre le temps d'en perdre,

Cesser de courir à la montre,

Observer notre société,

Surtout aller à son encontre.

Cassons les règles et puis la norme

Pour cultiver les différences.

J'aimerais bien un jour y croire

Quand je dis "Bienvenue en France".

L'ethnicité est une richesse

Qu'il ne faut pas sous-estimer

Et c'est en acceptant les autres

Que l'on pourra un jour s'aimer.

Le partage doit être la valeur

Prédominante dans nos esprits.

N'ayons pas peur d'ouvrir nos coeurs

Pour adoucir ceux des aigris.

 

 

14-07-12

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