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Moi Par Mois

19 novembre 2009 4 19 /11 /novembre /2009 09:52


 



Enfant il ne savait pas à quoi il servait.

Pourquoi était-il sur terre, quelle est la raison ?

Il grandit en la cherchant en vain, mais quelle plaie.

Il était invisible aux yeux de ses deux cons.

Puis un jour, dans la rue, il perçut la tristesse.

Celle du quotidien auquel on ne peut faire face.

Tous étaient sombres mais certains l'avaient comme faiblesse.

Ceux-là même sur lesquels nos yeux glissent, nos yeux passent.

Ils ne vivaient plus que pour les autres, plus pour eux.

Il ne faut pas que leur mort ne pose de problème.

Ils se le disaient, en vrai ils étaient peureux.

Comment partir sans dire adieu à ceux qu'ils aiment ?

C'est là qu'entre en scène notre ami, notre compagnon

Il voulait les aider. Il voulait les tuer

Pour apaiser leurs souffrances sans qu'ils puissent dire non.

Peut-être n'aurait-il personne pour le remercier

Et sans aucun doute les gens le critiqueront,

Tous le prendront pour un fou mais pour lui qu'importe.

Il s'en alla en direction de sa maison.

Il s'arma. Le voilà et le couteau qu'il porte.

Il se mit à chercher les êtres les plus sinistres.

Dans la rue il ne trouva que ça, que de peine.

Cela l'affectait beaucoup, il était même triste

Mais il devait agir pour leur ôter la reine.

Il se mit à courir en plantant son couteau.

Les passants dépassés tombaient par terre, en sang.

Et les uns sur les autres, pour lui, qu'ils étaient beaux

Quand ceux qui virent l'action s'en allèrent en criant.

Il s'arrêta alors car ils n'étaient pas morts.

Derrière lui se trouvait une dizaine de personnes.

Il s'abaissa les voir un par un, corps par corps,

Expliqua son action considérée comme bonne.

Ils avaient suffisamment souffert dans leur vie.

Cette fois est la dernière, la meilleure chose à faire.

Ne pas le remercier même si c'est leur envie.

Pour abréger leurs souffrances il les égorgèrent.

La police arriva, l'encercla mais trop tard.

Il s'était rendu compte avant leur arrivée

De l'horreur de son geste qu'il refit, puis il part,

Que de tuer même pour le bien l'avait attristé.

 

 

[17/11/09]

 

 

 

Un drôle de texte bien triste, bien étrange. A la toute base, l'histoire vient d'une idée que j'ai eu pour faire une nouvelle. Mais j'ai voulu en faire un texte finalement. Plus facile, plus rapide. Bonne lecture.

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