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Moi Par Mois

8 mai 2009 5 08 /05 /mai /2009 07:47

 

 

Jeune, petit, gamin comme l'était tout le monde, nous nous avions notre propre rituel. Car tous les matins, le câlin affectueux d'une maman pour ses enfants, c'est mortel. Cette journée là, c'était ma rentrée au collège, je m'en souviens encore. Bien que n'ayant pas vraiment peur, je voulais qu'elle s'allège pour que je puisse profiter du nouveau décor. Avant de prendre le bus, j'eus même le droit à quelques conseils fraternels. « Ne cours pas, ne cries pas » me dit-il dans un genre si formel. Mais le premier jour où nous étions seuls, nous n'agissions pas ainsi, nous n'étions pas adultes. A ce moment, c'est différent, eh oui les grands sont avec nous. Il ne fallait donc aucune chute. Le premier jour, j'obéis, docile pour un petit frère. Le second jour, j'oublie, logique pour un « petit père ». Et puis le quotidien arrive. Le basket est mon loisir, mes amis le sont car ils en font, ou presque. Je n'accepte aucune dérive, à chaque récréation on rejoint le terrain, c'est le train-train, c'en est intrinsèque. || Une année passe ainsi, si vite, j'évolue petit à petit. Ce sport bien que toujours présent sait s'effacer de temps en temps. Je côtoies les mêmes amis et de nouveaux sont apparus. Triste constat, tout est mort aujourd'hui, j'en suis déçu. Quoi qu'il en soit, en cours ou non, nous nous amusions. De manière autorisée parfois, de façon à s'occuper ma foi. Les dictionnaires en français volent, les professeurs pouvant changer à tout moment. J'en remercie ici l'alcool et ses effets dévastateurs, sans lui nous n'aurions jamais pu autant rire à ces nombreuses heures. Comme quoi quand on est jeune, même les cours peuvent être créateurs d'instants de pur bonheur. Je me souviens de cette année comme étant bonne et folle, et puis le ski s'accumulant, c'était marrant. Mon frère avait atteint une autre sphère scolaire, le lycée. Déjà qu'il était grand, désormais je ne voyais plus que ses pieds. || Deux années de passées, on oublie progressivement le passé. Le petit, intimidé à l'entrée semble être autre, se croit grand. Il n'est pas encore des plus âgés, et alors ? Il a le temps. Il se rassemble en groupe d'amis ayant les mêmes envies. Pas les mêmes vies, les mêmes avis. Chaque année les classes changeaient, les groupes de même. Soit ils s'élargissaient, soit fissuraient pour cause un quelconque problème. La 4ème C réunissait les redoublants, et je m'étais également trouvé dedans. C'est le début de belles relations, de confiances respectives, qui disparurent, pour la plupart, après ce diplôme d'une inutilité déconcertante. Mais des filles ont permis des rapprochements, et ce notamment l'année suivante. Je les en remercierai jamais assez, car tiennent encore ces amitiés. De sombres souvenirs datés de cette époque ornent encore mon esprit dans des moments de tristesse. Cela devint je crois même une de mes faiblesses. || Voici venu la fin, encore un an mais tout est terminé. Certains diront « enfin » quand plein d'autres s'en retrouveront minés. On est blasé. On a grandi, ou pas, mais bref, des choses ont changé. Des nouveaux « sixième » se chargent des paniers quand nous, nous préférons profiter de tous les instants à passer ensemble. On y pense pas, ou si peu, mais on sait que le lycée désassemble. Le groupe actuel prend forme bien qu'aujourd'hui il soit difforme. Un voyage à Paris qui restera ancré dans mon esprit encore bien des années. Des tours du carré, des textes enflammés, l'amour simplifié, l'épreuve à passer. Le dernier jour, un vrai plaisir que d'être libre, la joie nous rassemble. Et puis soudain les « au revoir », certains à l'aise et d'autres qui tremblent. Il y a lui qui se mit à détruire tous les liens qu'il avait avec nous. Parallèlement, des liens qui se renforçaient à force d'écartement, qui devinrent pour ainsi dire quasiment tout. || Aujourd'hui, de la flotte par torrents a coulé sous les ponts. Surviennent à présent entre nous de nombreuses tensions. Le noyau dur perdure, quand à côté les autres saturent. L'H²0 n'est plus pure semblerait-il. Certains se réfugient sur des îles. La violence se situe dans les mots sans intonation et s'enchainent les emails de dénonciation. L'amitié, c'est beau quand ça ne prend pas l'eau. L'amitié, c'est faux quand on commence à dire « restons amis, il le faut ... ». Les larmes ne couleront pas, tout du moins je l'espère. Vous savez, nous avons mûri, le peu qu'il faut pour bien le faire. Gardons en souvenirs les bons moments de notre groupe. Et c'est ainsi qu'à ce long texte c'est court que je le coupe.

 

 

[06/05/09]

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